SCÈNE rv
LA FLÈCHE, FROSENE.
LA FLÈCHE. — L'aventure est tout à fait drôle. Il faut bien (iu"il ait quelcpie part un ample magasin de hardes; car nous n'avons rien reconnu au mémoire que nous avons.
FRasiNE. — llél c'est toi, mon pauvre la Flèche 1 D'où vient cette rencontre?
LA FLÈCHE. — Ail! ah I c'est toi, Frosine. Oue vieus-lu faire ici?
FRosiNE, — Ce que je fais partout ailleurs : m'entremetlre d'affaires, me rendre serviable aux gens, et profiter du mieux qu'il m'est possible des petits talents que je puis avoir. Tu sais que dans ce monde il faut vivre d'adresse, et {{u'aux personnes comme moi le Ciel n'a douné d'autres rentes que l'intrigue et que l'industrie.
LA FLÈcuE. — As-tu quelquc négoce avec le patron du logis ?
FRosisE. — Oui, je traite pour lui cfuelque petite atiaire. ilont j'espère ime récompense.
LA FLÈCHE. — De lui ? Ah, ma foi! tu seras bien tine si tu en tires cjnelque chose; et je te donne avis que l'argent céans est fort cher.
FRosiiNE. — Il y a de certains services c[ui touchent merveilleusement.
LA FLÈCHE. — Je suis votre valet, et tu ne connais pas encore le Seigneur Harpagon. Le Seigneur Harpagon est de