‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 459 sur 744 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

tons les humains rhuniain le inoiiis humain, lo mortel de tous les mortels le plus dur et le plus serré. 11 n'est point (le service qui pousse sa reconnaissance jusqu'à lui l'aire ouvrii- les mains. De la louange, de l'estime, de la bienveillance en paroles, et de l'amitié tant qu'il vous plaira; mais de rar<;ent, point d'alTaires. 11 n'est rien de plus sec et de plus aride que ses bonnes grâces et ses caresses; et donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, cp-i'il ne dit jamais : Je vous donne, mais : Je vous prête le bon jour.

inosiNK. — Mon Dieu! je sais l'art de traire' les hommes; j'ai le secret de m'ouvrir leur tendresse, de chatouiller leurs coeurs, de trouver les endroits par où ils sont, sensibles.

i,\ ixfearE. — Bagatelles ici. Je te défie d'attendrir, du côté de l'argent, l'homme dont il est question. Il est Turc là-dessus, mais d'une turquorie à désespérer tout le montle; et l'on pourrait crever, qu'il n'eu branlerait pas. En un mol, il aime l'argent, plus que réptitalion, qu'honneur et que vertu; et la vue (l'un demandeur lui donne des convulsions. C'est le frapper par son endroit mortel, c'est lui percer le cœur, c'est lui airacher les entrailles; et si.... Mais il revient; je me retire.

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