Comp. ce vers du Tartulle
Que toute voire ^>ea« ne me tenterait pas. (III, n.) i. R!i(joûl : ce mot, très employé au xvii' siècle, se dit de tout ce qui donne à une chose de l'agrément, du piquant, en relève la saveur, ei, d'une façon générale, de tout ce qui flatte et excite. Cf. Corneille : Je sais....
Que les jtlus beaux esprits, que les plus embrasés Sont de méchants ragoûts, quand les corps sont usés.
{Poésies diverses.)
iiAr.PAr.oN-, — Pour moi, je n'y en comprends point; et je no sais {las coniMiciit il y a des l'enimes qui les aiment tant.
ir.osiNE. — Il faut être folle IlefTée. Trouver la jeunesse aimable! est-ce avoir le sens commun? Sont-ce des hommes que de jeunes blondius? et peut-on s'attacher à ces animaux-là?
HARPAGON. — C'est ce que je dis tous les jours : avec leur ton de poule laitée' et leurs trois petits brins de barbe relevés eu barbe de chat, leurs peri'uques d'étonpes*, leurs hauts-de-chaiisses tout tombants, et leurs estomacs débraillés 3.
FiîffsiNE. — Eh! cela est bien bàli, auprès d'une personne connue vous. Voilà un homme cela. Il y a là de quoi satisfaire à la vue; et c'est ainsi cp i'il faut être fait, et vêtu, pour donner de l'amour.
HARPAGON. — Tu me trouves bien?
FP.osiNE. — Comment? vous êtes à ravir, et votre figure est à peindre. Tournez-vous un peu, s'il vous plaît. Il ne se peut pas mieux. Que je vous voie marcher. Voilà un corjis taillé, libre, et dégagé connue il faut, et qui ne marque aucune incommodité.
HARPAi;oN. — Je n'en ai pas de grandes. Dieu merci. II
1. Punie lailèe : Furetière donne le sens de cette locution, mais n'en explique pas l'origine : « On appelle proverbialement, dit-il, un iiommc faible et effémin'', (jni n"a aucune vigueur dans ses actions, une f;o«/(' lai/(''e ».
2. Perruques d'éloupes : les perruques blondes (d'où le mot blondiii pour désigner un homme galant et coi|uet'i l'iaient alors h la mode; on se rappelle les vers où Alceste, se moquant d'un fat, iiarle du
Mérite éclatant de sa ]ieiruque blonde.
3. Estomacs débraillés : allusion à une mode nouvelle, adoptée par les jeunes gens, qui consistait à faire bouffer la cbemise, en enti'ouvrant la veste fliudessus de la ceinture. Pierrot, décrivant à Charlotte l'accoutrement de don Juan, parle aussi de « quatre grosses houppes de linge pendant sur l'estomac ' fton Juan, II, i.)