SCÈNE II MAITRE JACQUES, VALÈRE
vAf.ÈRE. — A ce que je puis voir, maître Jacques, on pave riuil votre franchise.
M.vÎTP.E JACQUES. — Morljleu ! Monsieur le nouveau venu, qui l'ailes l'iiomme d'imporlance, ce n'est pas voire allaire. Riez (le vos coups de hàton quand on vous en donnera, et ne venez point rire des miens.
VALÈRE. — Ah! Monsieur maître Jacques, ne vous fâchez pas, je vous prie.
MAÎTRE JACQUES. — Il file doux. Jc VBUx faire le brave, et s'il est assez sot pour me craindre, le frotter quelque peu. Savez-vous bien. Monsieur le rieur, que je ne ris pas, moi? et que si vous m'échaulfez la tête, je vous ferai rire d'une autre sorte?
(Maître Jacques pousse Valëre jusqnes au bout du théâtre, en le menaçant.)
VALÈUE. — Eh! doucement.
MAÎTRE JACQUES. — Commeut, doucement? il ne me plaît pas, moi.
VALÈRE. — De grâce.
MAÎTRE JACQUES. — Vous ètes uu impertinent.
VALÈRE. — Monsieur maître Jacques....
MAÎTRE JACQUES. — Il n'y a point de Monsieur maître Jac- (jues pour lui double'. Si je prends un bâton, je vous rosserai d'importance.
VALÈRE. — Comment, un bâton?
(Valère le fait reculer autant qu'il l'a fait.)
MAÎTRE JACQUES. — Eli ! jc uc parle pas de cela.
1. Pour lin douille, c'e'^t-à-dire il est inutile de recourir aux artifices do. la politesse cl de m'appeler « .Monsieur maître Jacques » pour désarmer ma colère. Le double était une petite monnaie de cuivre valant deux denieis.