ACTE IV
SCKNE PREMIKRE CLÉAOTE, MARIANE, KLISE, FROSINE.
CLKAME. — Piciitrons ICI. nous serons Deaucoup mieux. Il n'y a plus autour de nous personne de suspect, et nous pouvons parler lilucincnt.
lii.isK. — Oui, Madame, mon fn-re m'a fail confidence de la passion (pi'il a pour vous. Je sais les rhagi'ins et les dé- |ilaisirs' ((ue sont capables de causer de pareilles liaverses-; et c'est, je vous assure, avec une tendresse extrême (pie je m'intéresse à votre aventure.
MAïuANE. — C'est une douce consolation que de voir dans SOS iiilérêls une personne comme vous; et je vous conjure, Mailame, de me garder toujours cette généreuse amitié, si capable de m'adoucir les cruautés de la fortune.
riiosiNK. — Vous êtes, par ma loi ! de mallieureuses gens l'un et l'autre, de ne m'avoir point, avant tout ceci, avertie de votre atTairc. Je vous aurais sans doute détourné ^ cette inquiélnde, et n'aurais point amené les choses où l'on voit qu'elles sont.
oLKANiE. — Que veux-tu? C'est ma mauvaise destinée qui
1. Dcplaisirs, lt;s vifs chagrins. Ce mot avait alors une force qu'il a relue depuis. Cf. Corneille : « Pour émouvoir puissamment, il faut de
:,r;mds déplaisirs, des blessures et des morts en spectacle. » (Examen lïlloraa'.)