‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 558 sur 744 · SCÈNE VU MADAME JOURDAEV, MCOLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VU MADAME JOURDAEV, MCOLE

NICOLE. — Ma foi! Madame, la ciiriositr ma coulé quelque chose; mais je crois qu'il y a quelque anguille sous roche', et ils parlent fie quelque affaire on ils ne veulent pas que vous soyez.

MADAME joLKDAiN. — Ce u'est pas (l'au jourd'liui, Nicole, que j'ai conçu des soupouns de mon mari. Je suis la plus trompée du inonde, ou il y a qnekiue amour en campagne-, et je travaille à découvrir ce que ce peut être. Mais songeons à ma (ille. Tu sais l'amour que Cléonte a pour elle. C'est un homme qui me revient s, et je veux aider sa recherche*, et lui donner Lucile, si je puis.

NICOLE. — En vérité, Madame, je suis la plus ravie du monde de vous voir dans ces sentiments; car, si le maître vous revient, le valet ne me revient pas moins, et je souhaiterais que notre mariage se pnl faire à l'omlire du leur.

MADAME JOURDAIN. — Va-t'eu lui pailcf de ma part, et lui dire que tout à l'heure il me vienne trouver, pour faire ensemble à mon mari la demande de ma fille.

NICOLE. — J'y cours. Madame, avec joie, et je ne pouvais recevoir une commission plus agréable. Je vais, je pense, bien réjouir les gens.

1. Aiu/iiilli' sous roche, une ;:lt'aiic inystOrieuse : c'est une lociilion proverbiale.

2. En campagne : il doit se tramer i|iicique intrij^aie aiiioiireu.se. On lit se mettre en campagne, (luand on prépare une alfairo diflifile, peui laquelle il faut, pour ainsi dire, courir à travers champs, recruter des 3mis et trouve!' des secours do toute sorte.

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