Me revient, me plait
4. Sa recherche en marfage. M. .A. Régnier donne cet exemple de Malherbe (Lexique) : « Encore qu'il y ait grande inégalité entie sa dame et lui, il est résolu de poursuivre et de mourir en la recherche «,
SCKNK Vllf CLÉONTE. COVIELLE NICOLE.
NICOLE. — Ah! vous voilà tcat à propos. Je suis une ambassadrice de joie*, et je vien^....
CLÉONTE. — Retire-toi, perfide, et ne me viens point amuser avec les traîtresses paroles.
NICOLE. — Est-ce ainsi que vous recevez...?
cLÉo.NTE. — Retire-toi, te dis-je, et va-t'en dire de ce pas à ton inlidiMe maîtresse qu'elle n'abusera de sa vie le trop simple (lléoiilc.
NICOLE. — (jiiel vortigo^ est-ce donc là? Mon pauvre Covielle, dis-moi un peu ce que cela veut dire.
COVIELLE. — Ton pauvre Covielle, petite scélérate! Allons vite, ùte-toi de mes yeux, vilaine, et me laisse on repos.
sicoi.E. — Quoi? tu me viens aussi
coviELLh. — Ote-toi de mes yeux, te dis-je, et ne me parle de ta vie.
NICOLE. — Ouais! Quelle mouche les a piqués tous deux? Allons de celte belle histoire inlormer nia maîtresse^.
1. Auger fait remrirqiior, non sans quelque nison, qi\\'i77ilmssa(lrice de joie est un peu trop relevé, trop élégant pour Nicole, qui dit vos hiaux maitres et tes cnrriini.c de notre sntte.
2. Verligo, caprice, fantaisie, qui fait tourner la tête; c'est le mot latin vcrtifjû, vertige, francisé.
5. Molière va traiter encore une fois la situation qu'on a déjà vue dans te Dépit amoureux et Tartuffe, celle de la brouille et de la réconciliation de deux amants. Voyez phis haut p. 2.oI et 17. Nicole termine par un alexandrin, qui renferme une inversion peut-être un peu hardie et trop littéraire pour cette paysanne :
Allons lie cette helle liistoire informer ma maîtresse.