SCÈNE XIII CLÉONTE, COVIELLE
coviELLE. — Vous avcz fait de belles affaires avec vos beaux sentiments.
CLÉONTE. — Que veux-tu? j'ai un scrupule là-dessus, que l'exemple ne saurait vaincre.
COVIELLE. — Vous moquez-vous, de le prendre sérieusement avec un homme comme cela? Ne voyez-vous pas qu'il est fou? et vous coûtait-il quelque chose de vous accommoder à ses chimères?
CLÉONTE. — Tu as raison; mais je ne croyais pas qu'il fallût faire ses preuves de noblesse pour être gendre de Monsieur Jourdain.
COVIELLE. — Ah, ah, ah.
CLÉONTE. — De quoi ris-tu?
coviELLE. — D'une pensée qui me vient pour jouer notre homme, et vous faire obtenir ce que vous souhaitez.
CLÉONTE. — Comment?
COVIELLE. — L'idée est tout à fait plaisante.
CLÉONTE. — Quoi donc?
COVIELLE. — Il s'est fait depuis peu une certaine mascarade qui vient le mieux du monde ici, et que je prétends faire entrer dans une bourle* que je veux faire à notre
1. Boioie, moquerie, olaisanlerie de l'il.ilii'n b/niu, qui a f'onné