‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 569 sur 744 · SCÈNE XIII CLÉONTE, COVIELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII CLÉONTE, COVIELLE

coviELLE. — Vous avcz fait de belles affaires avec vos beaux sentiments.

CLÉONTE. — Que veux-tu? j'ai un scrupule là-dessus, que l'exemple ne saurait vaincre.

COVIELLE. — Vous moquez-vous, de le prendre sérieusement avec un homme comme cela? Ne voyez-vous pas qu'il est fou? et vous coûtait-il quelque chose de vous accommoder à ses chimères?

CLÉONTE. — Tu as raison; mais je ne croyais pas qu'il fallût faire ses preuves de noblesse pour être gendre de Monsieur Jourdain.

COVIELLE. — Ah, ah, ah.

CLÉONTE. — De quoi ris-tu?

coviELLE. — D'une pensée qui me vient pour jouer notre homme, et vous faire obtenir ce que vous souhaitez.

CLÉONTE. — Comment?

COVIELLE. — L'idée est tout à fait plaisante.

CLÉONTE. — Quoi donc?

COVIELLE. — Il s'est fait depuis peu une certaine mascarade qui vient le mieux du monde ici, et que je prétends faire entrer dans une bourle* que je veux faire à notre

1. Boioie, moquerie, olaisanlerie de l'il.ilii'n b/niu, qui a f'onné

Page 1