‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 599 sur 744 · ACTE V, SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE DERNIERE

MADAME JOURDAIN. — Oiii. Ydilà qui osf fait, jo coiisoiis au mariage.

MONSIEUR JOURDAIN. — Ah! voilà tout lo monde raisonnahlo. Vous ne vouliez pas l'écouter. Je savais bien qu'il vous expliquerait ce que c'est que le fils du Grand Turc.

MADAME JOURDAIN. — 11 uic l'a expliqué comme il faut, et j'en suis satisfaite. Envoyons quérir un notaire.

DORANTE." — C'est fort bien dit. Kt alin. Madame Jourdain, que vous puissiez avoir l'esprit tout à fait content, et que vous perdiez aujourd'hui toute la jalousie que vous pourriez avoir conçue de Monsieur votre mari, c'est que* nous nous servirons du iiièiiie notaire iioiir nous mai'ier, Madame et moi.

MADAME JOURDAIN. — Jc coiiscus aussi à ccla.

MONSIEUR JOURDAIN. — C'cst pour lui faire accroire.

DORANTE. — II faut bicu l'auiuscr avec cette feinte.

MONSIEUR JOURDAIN. — Bou, boii. Ou'ou aille vite quérir le notaire.

DORANTE. — Tandis (pi'il viendra, el qu'il dressera les contrats, A'oyons notre ballet -, et donnons-en le divertissement à Son Altesse Turque.

MONSIEUR JOURDAIN. — C'cst fout bicii avisé : allons prendre nos idaces.

MAI) un: joucDAiN. — Kt Nicole?

MONSIEUR JOURDAIN. — Je la doiiiie au Iruchenienl : et ma f<'mnie à qui la voudra.

roviEi.i.E. — Monsieur, je vous remercie. Si l'on en peut voir un |»lus fou, jc Tirai dire à liome. (La coriii''die (init pai- un pctil li.illrl ipii ,Tv.iit été in'c^pan-.)

1. C'est (ffic : la construclion de cette plirase est très libre et même [KMi correcte; il faut romprendi-e ainsi : cl ce qui fait que vous pouvez avoir Tosprit tout à fait content. <Vx< que, etc.

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