‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 600 sur 744 · Ce ballet est le hallcl des Nations · texte numérisé non relu

Ce ballet est le hallcl des Nations

NOTICE

l.c 2i m;ii 1071, 1rs Fourbrries de Srapin furent rcprésoiilôos pour la prcmit're fois sur la scène du Palais-P.oyal. Molière avait encore une fois demandé l'inspiration à l'un de ces comiques latins, auxrpiels il revenait avec une sorte de prédilection respectueuse, ajjrès avoir mis à coniribulion le répertoire espagnol et italien. Cette fois c'était au Pliormion de Térence que notre poète avait emprunté le sujet des Fourberies de Scnpiii.

Térence met en scène deux jeunes gens, qui ont profité de l'absence de leurs pères pour commettre cent folies. Lorsque nos étourdis se retrouvent en présence dos deux vieillards, grand serait leur embarras, si- un esclave, le parasite Pliormion, ne mettait à leur service l'inépuisable fécondité de son imagination. Térence a montré dans le Pliormion les qualités qu'on retrouve ordinairement dans ses autres œuvres : son comique fin et discret, d'une élégance vraiment aristocraticpie. révèle le confident et l'ami des I.élius et des Sci[)ion; il sait conter avec grâce, émaillant ses récits d'observations justes et spirituelles; il dessine les caractères d'un trait ferme et délié, et rend avec une rare pi'écision les nuances les plus délicates du sentiment. Molière doit à Térence plusieurs scènes cliarmantes. 11 sendjle cependant avoir moins voulu rivaliser avec les qualités exquises du poète latin que dé'ployer dans un même sujet les qualités originales de son génie. Et voilà pourquoi il a i-elevé de sa verve piquante et bardie, des plus bouîl'oimes inventions de l'esprit populaire, le comi(|ue de Térence. dont la distinction reste toujours un peu froide. lîoileau lui a sévèrement reprocbé'

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