‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 607 sur 744 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

AiîOAME. — Commonl. diaiitie ! (ju'il se jironit'nc' I '1 n'aura rien du tout.

scAPix. — Mnnsioui' !

Aiir.ANTE. — Non, c'est un impertinent.

scAPiN. — Voulez-vous que son valet aille à pied ?

ARCAXTE. — Ou'il aille connue il lui plaira, et le maître laussi.

scAPiN. — Mon Dieu, .Monsieur, ne vous arrêtez point à "peu de chose. >i'allez point plaider, je vous prie, et donnez tout pour vous sauver des mains de la justice.

AKCAMK. — Hé bien ! soit, je me résous à'donner encore ces trente pistoles.

SCAPIN. — (( Il me faut encore, a-l-il dit, vui mulet j)our porter.... »

ak(;amk. — Oli ! qu'il aille au diable avec son mulet ! C'en est trop, et nous irons devant les juges.

SCAPIN. — De grâce, Monsieur —

Ap.r.AMt. — Non, je n'en ferai rien.

sr.ApiN. — Monsieui-, un petit mulet.

ap.c.amf:. — Je ne lui donnerais pas seulement un âne.

sc\piN. — Considérez....

AitGAXTE. — Non! j'aime mieux plaider.

SCAPIN. — Eh ! Monsieur, de quoi pailez-vous là, et à ijeoi vous résolvez-vous'? Jetez les yeux sur les détours de la justice; voyez combien d'appels et de degrés de juri- 'iiclion*, combien de procédures endjarrassantes, combien d'animaux ravissants, par les grifTes desquels il vous faudra passer, sergents, procureurs, avocats, grefliers,

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