ACTE II, SCÈNE V
AiîOAME. — Commonl. diaiitie ! (ju'il se jironit'nc' I '1 n'aura rien du tout.
scAPix. — Mnnsioui' !
Aiir.ANTE. — Non, c'est un impertinent.
scAPiN. — Voulez-vous que son valet aille à pied ?
ARCAXTE. — Ou'il aille connue il lui plaira, et le maître laussi.
scAPiN. — Mon Dieu, .Monsieur, ne vous arrêtez point à "peu de chose. >i'allez point plaider, je vous prie, et donnez tout pour vous sauver des mains de la justice.
AKCAMK. — Hé bien ! soit, je me résous à'donner encore ces trente pistoles.
SCAPIN. — (( Il me faut encore, a-l-il dit, vui mulet j)our porter.... »
ak(;amk. — Oli ! qu'il aille au diable avec son mulet ! C'en est trop, et nous irons devant les juges.
SCAPIN. — De grâce, Monsieur —
Ap.r.AMt. — Non, je n'en ferai rien.
sr.ApiN. — Monsieui-, un petit mulet.
ap.c.amf:. — Je ne lui donnerais pas seulement un âne.
sc\piN. — Considérez....
AitGAXTE. — Non! j'aime mieux plaider.
SCAPIN. — Eh ! Monsieur, de quoi pailez-vous là, et à ijeoi vous résolvez-vous'? Jetez les yeux sur les détours de la justice; voyez combien d'appels et de degrés de juri- 'iiclion*, combien de procédures endjarrassantes, combien d'animaux ravissants, par les grifTes desquels il vous faudra passer, sergents, procureurs, avocats, grefliers,