‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 615 sur 744 · ACTE II, SCENE YII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE YII

\oiidrais vous tromper, et que dans tout ceci j'ai d'autre iiilérèf que le votre, et celui de mon maître, à qui vous voulez vous allier? Si je vous suis suspect, je ne me mêle plus de rien, et vous n'avez qu'à chercher, dès cette heure, qui accommodera vos aflaires.

ARGANTK. — TiCUS doUC.

scAPiN. — Non, monsieur, ne me confiez point votre argent. Je serai l)ieii aise que vous vous serviez de quelque autre.

AKGANTE. — Mou Dieu ! tiens.

scAPi.N. — Non, vous dis-je, ne vous fiez point à moi. Que sait-on si je ne veux point vous attraper votre argenl ?

ARGANTE. — Tieus, tc dis-jc ; ne me fais point conlosler davantage. Mais songe à bien prendre tes sûretés avec lui.

SCAPIN. — Laissez-moi faire, il n'a pas atlaire à un sol.

AP.GANTE. — Je vais t'atleiidro chez moi.

SCAPIN. — Je ne mantpierai pas d'y aller. Kl un*. Je n'ai qu'à chercher l'autre. Ah, ma loi ! le voici. 11 semble ([ue le Ciel, l'un après l'autre, les amène dans mes filets.

Après avoir galamment souliié à Argante deux cciils pistolos pour le compte d'Octave, Scajiiii va maintenant mettre son esiiril inventif au service de Lèandre : il s'agit d'arraclier à Géronte les cinq cents écus dont lo jeune homme a besoin i)Our racheter la captive dont il est épris.

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