‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 616 sur 744 · SCKNE MI GÉRONTE, SCAPIN · texte numérisé non relu

SCKNE MI GÉRONTE, SCAPIN

SCAPIN, faisant semblant do ne j)as voir Géronte. — 0 Ciel ! Ô disgrâce nuprévue ! ô misérable père ! Pauvre Géronte, que feras-tu ?

GKijoME, ù part. — Que dil-il là de moi, avec ce visage allligé?

1. Et un : on dirail plutôt aujourd'hui : el iriin: mais on peut compléter ainsi celte locution elliptique ; en voilà un de pris.

sc.vpiN. — x\'y a-l-il personne qui puisse me dire où est le seigneur Géronle ?

ciiiiONTE. — Qu'y a-t-il. Scapin?

SCAl'lN, courant sur le théâtre sans vouloir entendre ni voir Gcronte.

— Où pouri\ii-je le rcnconirer, pour lui dire cette infortune ?

GiÎRo.NTE, courant après Scapin. — Qu'est-ce que c'est donc?

SCAPIN. — En vain je cours de tous côtés pour le pouvoir trouver.

GÉuoNTE. — Me voici.

SCAPIN. — 11 faut qu'il soit caché en quelque endroit qu'on ne puisse point deviner.

GÉUONTE, arrêtant Scapin. — Ilolà ! Es-tu aveugle, que (u ne me vois pas ?

SCAPIN. — Ah ! .Monsieur, il n'y a pas moyen de vous rencontrer.

GÉP.o.NTE. — 11 y a une heure que je suis devant toi. Qu'est-ce que c'est donc qu'il y a ?

SCAPIN. — Monsieur....

GÉRONTE. Quoi ?

SCAPIN. — Monsieur votre fils....

GÉKONTE. — Hé bien ! mon fds....

SCAPIN. — Est tombé dans une disgt\îce* la plus éti^ange 'lu monde.

uiip.oNTc. — Et quelle ?

.SCAPIN. — Je l'ai trouvé tantôt fout triste, de je ne sais , [(u que vous lui avez dit, où vous m'avez mêlé assez mal liopos; et, cherchant à divertir- cette tristesse, non I is sommes allés promener sur le port. Là, entre autrr isieurs choses, nous avons arrêté nos yeux sur ir ■re turque assez bien équipée. Un jeune Turc de bon

i. ()ix(]rdce, malheur causé par la malveillance Je la fortune, aup; ■ U: laquelle nous perdons notre faveur, comme il arrive aux courlisuns d'un roi.

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