‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 625 sur 744 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

Et les soins où je vois tant de femmes sensibles Me paraissent aux yeux* des pauvretés horribles.

UENKIETTE.

Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissanf,

Pour diirérents emplois nous fabrique- en naissant;

Et fout esprit n'est pas composé d'une étoffe

Qui se trouve taillée à faire un philosophe 5.

Si le vôtre est né propre aux élévations*

Où montent des savants les sp(''culations5,

Le mien est fait, ma sœur, pour aller terre à terre,

Et dans les petits soins son faible" se resserre.

Ne troublons point du Ciel les justes règlements,

Et de nos deux instincts suivons les mouvements :

Habitez, par l'essor d'ini grand et beau génie.

Les hautes régions do la philosophie'',

Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas,

Goûtera de l'hymeii les terrestres appas.

Ainsi, dans nos desseins l'une à l'autre contraire,

Nous saurons toutes deux imiter notre mère :

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