ACTE I, SCÈNE II. 75b
Ehl doucCTni'nîï, ma sœur. Où donc est ia morale Oui sait si l)io!i \vi^\r la paitie aiiinialc', Et rotoiiir- la bride aux cilbrls du courroux?
ARM.VNDE.
Mais vous qui m'en parlez, où la pratiquez-vous, [)e répondre à l'amour' que l'on vous fait paraître Sans le congé* de ceux qui vous ont doinié l'être? Sachez que le devoir vous soumet à leurs lois, Qu'il ne vous est permis d'aimer que i)ar leur choix, Qu'ils ont sur votre cœur l'autorité suprême. Et qu'il est ci'iminel d'en disposer vous-inèmc.
UENRurrrE.
Je rends grâce aux bontés que vous me faites voir De m'enseigner si bien les choses du devoir; Mon cœur sur vos leçons veut régler sa conduite; Va jiour vous faire voir, ma sœur, que j'en prolltc, i.iilandre, prenez soin d'appuyer^ votie amour Ite l'agrément de ceux dont j'ai reçu le jour; I-ailes-vous sur mes vœux un pouvoir légitime, lit me donnez moyen de vous aimer sans ciime.
CLMANDIIK.
J'y vais de tous mes soins travailler hautement, Et j'attendais de vous ce doux consentement.
AUMANDE.
Vous triomphez, ma sœur, et faites une mine