I.ii p/irlic animale : voyez lu sci-nc pn'ct'denlo
2. Ih'lriiir la bride, n'primor. .Molière a di'jà ilil tlo niêino :
{Vu qalant homme\i\o\\. tenir ta bride aux grands enipfcssnnienls Qu'on a de l'airo ('•cliiL de U-ls iiuiuscmonts.
[Le ilisaiilhrope, I, il.) n. f)e répondre, en it'pondant à l'amour qu'on a pour vous, l. De contjé. la permission. . 5. Appuyer, autoriser.
A vous imaginer* que cela ine. chagrine.
HENRIETTE
Moi, ma sœur, poinl du loul : je sais que sur vos sens Les droits de la raison sont toujours tout-puissants; Et que par les leçons qu'on prend dans la sagesse, Vous êtes au-dessus d'une telle faiblesse. Loin de vous soupçonner d'aucun chagrin, je croi Qu'ici vous daignerez vous emiiloyer pour moi, Appuyer sa demande, et de votre suffrage Presser l'heureux moment de notre mariage. Je vous en sollicite; et pour y travailler....
AliMANDE.
Votre petit esprit se mêle de railler,
Et d'un cœur qu'on vous jette "^ on vous voit toute liera.
HKNKIETTE.
Tout jeté qu'est ce cœ'ur, il ne vous déplaît guère; Et si vos yeux sur moi le pouvaient i-amasser, Ils prendraient aisément le soin de se baisser.
AKMANDE.
A répondre à cela je ne daigne descendre,
Et ce sont sots discours qu'il ne faut pas entendre.
IIENUIETTE.
C'est fort bien fait à vous, et vous nous faites voir Des modérations 5 qu'on ne peut concevoir.
1. A vous imaginer : vous avez la mine de qiieliiu'un qui s'ima^'ine que je suis cliagrinée par l'abandon de Clilandre.
2. On vous jette : le dépit fait perdre à Armande tout ménagement : elle devient acerbe et grossière; elle tient al)solumcnt à faire croire que sa sœur n'a que son « rebut », et que c'est elle qui lui a jelé, comme une aumône, le cœur de Clitandrc.
5. Des mûdéralit)ns. Littré ne cite que ce passage de Molière comme exemple de ce pluriel. Disons simplement que Molière était autorisé à pluraliser ce mot par l'usage de son temps, qui employait très libre-