SCÈNE II CLITANDRE, ARMANDE, PHILAMINTE
AfîMANDE.
Je ne soutTrirais point, si j'étais que ^ de vous,
Que jamais d'Henriette il pût être l'époux.
On me ferait grand tort* d'avoir quelque pensée
Que là-dessus je parie en tille intéressée,
Et que le lâche tour^ que l'on voit qu'il me fait
1. nirn fait, agréable de sa personne; on atinso de cette locution au xvu° siècle : Dorino dit ironiquement de Tartuffe :
Il est noble chez lui, bien fait de sa jiersonne.
(Acte II, se. III.)
2. Prié, au lieu de priée : on a beaucoup discuté sur les infractions à la règle de l'accord du participe passé qu'on observe si fréquemment chez les meilleurs auteurs du xvii' siècle. Contentons-nous de dire, en l'absence de tout usage constant, que les règles orthographiques n'avaient alors ni la fixité ni l'importance que nous leur attribuons aujourd'hui.
ô. Que est ici explétif.
i. On me calomnierait en croyant que je suis intéressée à empêcher le mariage d'Henriette et de Clitandre. « Il ne faut pas faire à l'éloquence le tort de penser qu'elle n'est qu'un art frivole, etc. » (Fkxelox, Lettre A l'Académie, § IV.)
5. Le Idclie tour, la trahison dont il se rend coupable à mon égard ; on (lit plutôt aujourd'hui : jouer un tour; mais faire est très employé dans l'ancienne langue; on cite dans Régnier :
liu humeur de nous faire un assez mauvais tour.
(Sf/tires, XI.)