Trouvé, voyez p. 824, note
4. (l'est ainsi, toutes proportions gardées, que Narcisse excite Néron contre Agrippine et Britannicus en lui rapportant les propos qui peuvent blesser son amour-propre d'artisti' :
Quoi donc? Ignorez-vous tout ce qu'ils osent dire?
(Britannicus, IV, iv.)
82G r,ES FEMMES SAVAIS'TES.
AP.MANDE
Souvent nous en' étions aux prises; Et vous ne croiriez point de combien de sottises....
CLITA.NDRE ^.
Eh! doucement, de grâce : un peu de cliarité, Madame, ou tout au moins un peu d'honnêteté. Quel mal vous ai-je fait ? et quelle est mon otTense, Pour armer contre moi toute votre éloquence? Pour vouloir me détruire^, et prendre tant de soin De me rendre odieux aux gens dont j'ai besoin? Parlez, dites, d'où vient ce courroux effroyable? Je veux bien que Madame en soit juge équitable.
AR5IANDE.
Si j'avais le courroux dont on veut m'accuser. Je trouverais assez de quoi l'autoriser : Vous en seriez trop digne, et les premières flammes S'établissent des droits si sacrés sur les âmes. Qu'il faut perdre fortune, et renoncer au jour. Plutôt que de brûler des feux d'un autre amour*; Au changement de vœux nulle horreur ne s'égale, Et tout cœur infidèle est un monstre en morale.
1. En, par suite de cette divergence d'opinions (car Armande admire les vers de Philaminte), nous avions des querelles.
2. Clitandre, qui est entré doucement, a entendu les derniers propos de Philaminte et d'Armande.
ô. Me f/élriiire, me perdre, me ruiner dans l'esprit de votre mère; on trouve fréquemment, au xvi* et au xvii' siècle, déiriiire construit avec un nom de personne comme régime. Cf. Corneille :
J'attendrai du hasard qu'il ose le {Auguste) déh-uire?
(Cinnn. I, ii.) 4. Molière avait déjà exposé cette théorie dans Don Garcie de Navarre (\66l) :
Oui, Seigneur, c'est un crime : et les premières flammes Ont des droits si sacrés sur les illustres âmes, Qu'il faut perdre grandeur et renoncer au jour, Plutôt que de pencher vers un second amour.
(Acte III, se. II.)