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Lu fifrle, l'humeur farouche et sauvage

2. Services, soins, attentions complaisantes. Le village de Grands St'rrines figure sur la carte du Pays de Tendre.

ô. Sacrifices, hommages analogues aux victimes que l'on sacrifiait sur les autels des dieux; ces métaphores appartiennent au langage de la galanterie.

i. Ail change, au changement. Vaugelas dit à propos de ce mot : « Change pour changement, dont M. de Malherbe se sert dans ses poésies, sst bon en vers, mais en prose il ne vaudrait rien. » {Rem., II, p. 417.)

3. Si: ou bien est-ce que vous l'y poussez? Cette construction, qui fait suivre une première interrogation directe d'une autre commandée par si, est très ancienne. Nous trouvons cet exemple de Mme de Sévigné : « Veut-elle suivre mon exemple, o/( si elle veut retirer ma part?» (Lexique, II p. 59i .).

Cette union dos co'urs on les corps n'entrent pas? Vous ne pouvez aimer (pie d'une amour grossière'? Qu'avec tout l'attirail des nœuds de la matière? Et pour nourrir les l'eux que chez vous on produit, îl faut un mariage, et tout ce qui s'ensuit '/ Ah! quel étrange amour! et que les belles àines Sont bien loin de brûler de ces terrestres llamines ! Les sens n'ont point de part à toutes leurs ardeurs, Et ce beau ieu ne veut marier que les cœurs ; Comme une chose indigne, il laisse là le reste. C'est un feu pur et net comme le feu céleste ; On ne pousse, avec lui, que d'honnèles soupirs. Et l'on ne penche point vers les sales ^ désirs; Rien d'impur ne se mêle au but qu'on se propose ; On aime pour aimer, et non pour autre chose ; Ce n'est qu'à l'esprit seul que vont tous les transports. Et l'on ne s'aperçoit jamais qu'on ait un corps-.

CLITANDRE. '

Pour moi, par un malheur s, je m'aperçois. Madame,

Ouo j'ai, ne vous déplaise, un corps tout comme une âme :

Je sens qu'il y tient trop'', pour le laisser à part ;

De ces détachements je ne connais point l'art :

Le Ciel m'a dénié celte philosophie.

Et mon âme et mou corps marchent de compagnie.

1. Le mot s«/c' était plus fréquemment employé qu'aiijoiird'lmi clan; le stylo relevé : c'i't.ut un mot de bonne compagnie. On lit dans It

Alisantlirope (acte I, se. i) :

On sait que ce pied-plat digne qu'on le confonde Par do sales emplois s'est poussé dans le monde.

2. Sans doute on jieut remarquer avec quelle délicatesse d'expression Molière f,-:it exposer par Armande des idées assez scabreuses; maison n'en voit pas moins ce qu'il entre do i)ervorsité dans cette spiritualité r;iffin''e.

o. Par nu vuilketif : même tour dans Ir Misanthrope (I, i.) :

Et si, par un malheur, j'en avais fait autant. ■i. Que mon corps est trop intimement uni à cette àme.

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