‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 715 sur 744 · ACTE V, SCÉNK III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÉNK III

l'HIl-AMINTE.

[)o celle barbarie eu vain nous nous plaignons. \llous, Monsieur, prenez la table pour écrire. \ii! ah! celle inipudenîe ose encor se produire? l'om'quui donc, s'il vous i)laît, la ramener chez niui?

CHRVS.VLE.

Tantôt, avec loisir, on vous dira pourquoi. >'ous avons inaiiilt^nant nuire chose à conclure.

i,i; NoTAinn.

l'rocédons au conlral. Où donc e^l la l'uturo?

pun-AMiNTi;.

Il Ile ([lie j(! marie est la cadette.

lE NOTAHU:.

i'.on.

'cillWSAl.E.

Oui. l.a voilà. Monsieur; Ilem-ietle est son nom.

i.r. NOTAir.E.

Fort bien. El le iuiur?

VUILAMINTE.

L'époux que je lui douuc Est Monsieu.r.

r.IlUVSAI.E.

El celui, moi, (ju'en propre personne Je prétends (pTelle épouse, est Monsieur.

LE -NOTAIRE

Deux époux !

C'est trop pour la coutrime.

l-IIH.A.in.NTE.

Où vous arrêtez-vous?

MclLez, mettez, Monsieui-, Trissotin pour mon gendre.

CHKYSALE.

Pour mon gendre mettez, mettez, Monsieur, Clilandre.

LE NOTAIRE

Mettez-vous donc d'accord, et d'un jugement mûr Voyez à convenir entre vous du futu.r.

PHIL.V.MI.NTE.

Suivez, suivez, Monsieur, le choix où je m'arrête.

CHKYSALE.

Faites, faites. Monsieur, les choses à ma (ète.

LÉ NOTAIRE

Dites-moi donc à qui j'obéirai des deux?

PUII.AMINTE.

Quoi donc? vous combattez les choses que je veux?

CHKYSALE.

Je ne saurais souffrir qu'on ne cherche • ma fille Que pour l'amour du bien qii'on voit dans ma famille.

PHILAJIINTE.

Vraiment à votre bien on songe bien ici. Et c'est là pour un sage un fort digne souci!

CURVSALE.

Eiiliii pour son époux j"ai fait choix d(i Clitandre.

l'UlLAMINTE.

Et moi, pour sou époux, voici qui je veux prendre : Mon choix sera suivi, c'est un point résolu.

CHKYSALE.

Ouais! vous le prenez là d'un ton bien absolu

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