ACTE I, SCÈNE II
Et qu'il faille qu'en moi sans cesse je vous voie Blâmer l'ajustement aussi bien que la joie, Comme si, condamnée à ne plus rien chérir, La vieillesse devait ne songer qu'à mourir, Et d'assez de laideur n'est pas accompagnée, Sans se tenir encor malpropre et rechignée.
SGANARELLE
Ouoi qu'il en soit, je suis attache fortement
A ne démordre point de mon habillement.
Je veux une coifïure*, en dépit de la mode,
Sous qui toute ma tète ait un abri commode;
Un beau pourpoint bien long et fermé comme il faut.
Qui, pour bien digérer, tienne l'estomac chaud;
Un haut-de-chausses fait justement pour ma cuisse;
Des souliers où mes pieds ne soient point au supplice.
Ainsi qu'en ont usé sagement nos aïeux :
Et qui me trouve mal, n'a qu'à fermer les yeux*.