I. Tour incorrect : quand dou; commençâmM à grandir
Et j'apprends, en lisant la lettre que je tiens. Que notre oncle est défunt, et qu'il laisse ses biens A ce frère jumeau, qui doit ici se rendre.
La nouvelle en effet a de quoi vous surprendre.
LE CHEVALIER
Écoute, je te prie, avec attention.
Ceci mérite bien quelque réflexion.
(// lit.)
nje vous attends, monsieur, pour vous remettre comptant les soixante mille écus que votre oncle vous a laissés par testament, et pour épouser mademoiselle Isabelle, dont je vous ai plusieurs fois parlé dans mes lettres : le parti vous convient fort, et son père Démophon souhaite cette affaire avec passion. Ne manquez donc point de vous rendre au plus tôt à Paris, et faites-moi la grâce de m^ croire votre très humble et très obéissant serviteur.
« ROBERTIN
Robertin, c'est le nom d'un honnête notaire Qui travaillait pour nous du vivant de mon père. La date, le dessus, et le nom bien écrit. Dans mes préventions confirment mon esprit. Mon frère, pour venir, au gré de cette lettre Comme moi, sa valise au coche aura fait mettre ; Et, dans le même temps, ce rapport de grandeur *, De cachet et de nom, a causé ton erreur. Et je conclus enfin, sans être fort habile. Que mon frère est déjà peut-être en cette ville.
VALENTIN
Cela pourrait bien être ; et je suis stupéfait Des effets surprenants que le hasard a fait. Il faut que justement je fasse une méprise, Et que notre bonheur vienne de ma sottise. Nous trouvons en un jour un vieil oncle enterré. Qui laisse de grands biens dont il vous a frustré : Un frère qui reçoit tous ces biens qu'on lui laisse. Et qui vient enlever encor votre maîtresse.