DANCOURT. XXXIII
« Je voudrais bien savoir si vous ne feriez pas mieux d'avoir un bon carrosse , mais doublé de drap couleur d'olive, avec un chiffre entouré d'une cordelière ; un cocher maigre vêtu de brun ; un petit laquais, seulement, pour ouvrir la portière, et des chevaux modestes ; que de promener par la ville le somptueux équipage, qui fait demander qui vous êtes, ces chevaux fringants qui éclaboussent les gens à pied, et tout cet attirail enfin qui vous fait mépriser des gens de qualité , envier de vos égaux et maudire par la canaille ? »
Toute la scène est charmante, et Geoffroy ne s'est pas trop avancé en disant qu'elle est vraiment digne de Molière.
A côté , vous en trouverez qui sont de bouffonnerie pure ; où Dancourt tombe de la haute comédie dans le vaudeville et môme dans la grosse farce. Ainsi celle où M™® Patin dispute \^ l'épée à la main, à une autre vieille folle, le cœur de son chevalier.
e*est le malheur des écrivains qui sacrifient tout à l'actualité. En ce temps là, l'aventure de deux dames qui étaient allées sur le terrain ^fc' étaient battues pour un joli monsieur, smiii fait grand bruit ; Dancourt crut faire merveille de les porter sur la scène et de donner par là plus de piquant à sa comédie. Il Ta gâtée, aux yeux des connaisseurs.
Le Chevalier à la mode n'en reste pas moins ^e chef-d'œuvre de Dancourt, et même, si Ton veut, un chef-d'œuwe. Un chef-d'œuvre de