DANCOURT. XXXV
nos auteurs contemporains, le mot brillant et la phrase à facettes ; mais- il est gai ; on pourrait pour la bonne humeur le comparer à Labiche, si Labiche n'avait pas par dessus, en outre d'une gaieté plus large et plus abondante, une originalité de fantaisie , où n'atteignit jamais Dancourt.
Dancourt méritait, certes, d'entrer dans cette bibliothèque qui est comme un monument que l'éditeur Laplace dresse à l'art dramatique. Mais il n'y brillera qu'au second;! rang, après Regnard. Il est bien entendu que ' Molière reste toujours hors de pair et non placé.
Peut-être trauvera-t-on l'éjoge médiocre.
Mais quoi I je viens de le lire d'un bout à l'autre, et ceux qui me trouveraient trop sévère ne le connaissent peut-être que par tradition et ouï-dire.
Il faut toujours en revenir au mot de M. Yillemain :
« 11 n'y a rien qui aide à parler d'un- livre comme de l'avoir lu.
Francisque Sarcey.
LES
COMÉDIE EN TROIS ACTES