‹ Théatre choisiChapitre 5 sur 496 · DANCOURT. XVII · texte numérisé non relu

DANCOURT. XVII

phes et résumé avec beaucoup de goût par M. Barthélémy; mais, pour nous, Dancourt est tout entier dans ses comédies. Nous venons d'en lire le recueil ; parlons-en donc tout à notre aise.

Tout à notre aise, n*est pas le mot. Non, sans doute, je ne suis pas à mon aise. Et pourquoi? C'est que je n'ai fait que lire le répertoire de Dancourt , et les pièces de théâtre sont écrites pour être vues à l'optique du théâtre. Combien de fois n'ai-je pas été surpris de la naïveté singulière des jugements portés sur une œuvre dramatique par des hommes d'infiniment de goût , d'ailleurs , critiques habiles, écrivains distingués , mais qui ne fréquentaient point les spectacles et qui n'avaient pas vu, comme disaient nos pères, la pièce aux chandelles ? Je crains, moi aussi, en vous parlant de Dancourt, de tomber sans le savoir dans quelqu'une de ces erreurs d'appréciation que j'ai souvent raillées chez les critiques qui prétendent juger d'un drame parla seule lecture. Une réflexion me rassure pourtant : c'est que si je me trompe, personne ne sera en état de montrer par où et comment ; car nous sommes tous logés à la même enseigne. Voilà bien trente ans que l'on n'a représenté à Paris, et j'imagine aussi en province, une seule œuvre de Dancourt. M. Ballande nous a, il est vrai, rendu, il y a quelques années, le Chevalier à la mode, dans une de ses matinées littéraires du dimanche. Mais l'interprétation était

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