‹ Théatre choisiChapitre 7 sur 496 · DANCOURT. XXVII · texte numérisé non relu

DANCOURT. XXVII

d'apprendre à connaître par ses pochades les mœurs , l^s mauvaises mœurs, du temps , comme on suit le progrès des modes d'une époque en feuilletant un vieil album de caricatures.

Dancourt, en effet , a toujours été habile à saisir ce que nous appelons aujourd'hui l'ac:- 1 tualité. C'était parfois un événement qui avait' fait du bruit, qu'il tournait en vaudeville; d'autres fois une mode qu'il frondait avec agrément ; le plus souvent quelques légers ridicules, quelques petits travers qu'il marquait d'un trait caricatural spirituellement et gaiement enlevé. On peut donc, en lisant cette cinquantaine de pièces improvisées au jour le jour, en voyant y revenir sans cesse certains types qui prêtaient mieux à la raillerie, se former une idée de la société bourgeoise, telle qu'elle existait à la fin du xvii® siècle. .11 faudrait, certes, faire de grandes réserves ; on se tromperait tout autant, si l'on croyait le monde de ce temps-là ressemblait aux peintures de Dancourt, que si Ton jugeait de nos mœurs par les peintures qu'en ont faites en ces tempsci les Barrière et les Meilhac. Ce sontpourtant des indications précieuses , des documents humains, comme on dit dans la langue d'aujourd'hui.

Ce serait une étude curieuse à entreprendre que celle des personnages que Dancourt a Jetés sur la scène. Mais elle a été .fkite et très

bien faite dans un petit volumfe qui a pour

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