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PR^ACE XI

M. de Curel d'avoir su les exprimer si librement sous la forme dramatique.

L'indépendance de pensée, l'intelligence pénétrante s'appuient sur un style sobre, ferme, énergique, lumineux et parfois grandiose.

Idées et langue sont exclusivement propres à M. de Curel, fortement marquées au sceau de son génie.

L'ENVERS D'UNE SAINTE

Analyse de la pièce.

Julie Renaudin, fiancée à son cousin Henri Laval, est abandonnée par celui-ci qui épouse Jeanne. Julie dans un accès de jalousie tente de faire disparaître sa rivale en la poussant dans un ravin où elle se blesse grièvement ; mais celle-ci ne la dénonce pas et Julie touchée de tant de générosité va expier son crime au couvent.

Dix-huit ans plus tard, Henri Laval est mort et Julie qui n'avait pas la vocation religieuse rentre dans sa famille gardant toujours au cœur le souvenir d'Henri Laval et l'amertume de sa vie perdue.

Jeanne Laval lui révèle que dans le but de libérer Henri des remords qu'il avait d'avoir abandonné Julie, elle lui a raconté 1 attentat dont celle-ci s'était rendue coupable.

Julie ne supporte pas la pensée qu'Henri soit mort en ia méprisant et, poussée par un instinct de vengeance dont elle n'a pas conscience, elle pousse Christine Laval à entrer au couvent, sachant qu'elle inflige à sa mère une douleur affreuse.

Mais un entretien avec une de ses anciennes élèves qui la plaisante sur les défauts qui faisciient une ombre légère sur sa sainteté lui ouvre les yeux.

Elle comprend que sous prétexte de travailler à la gloire de Dieu et de sauver une âme elle se venge. Pour se punir elle retourne dans son couvent.

L'ENVERS D'UNE SAINTE

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