ACTE IV
Ce Dieu, ce destructeur des dieux de mes ancêtres, T'arrachent à Zamore et te donnent des maîtres?
ALZIRE
J'ai promis ; il suf&t : il n'importe à quel dieu *.
ZAMORE
Ta promesse est un crime, elle est ma perte ; adieu, Périssent tes serments, et ton Dieu que j'abhorre M,
ALZIRE X""**"'
Arrête : quels adieux ! arrête, cher Zamore !
ZAMORE
Gusman est ton époux !
Plains-moi, sans m'outrager.
ZAMORE
Songe à nos premiers nœuds.
ALZIRE
Je songe à ton danger.
ZAMORE
Non, tu trahis, cruelle, un feu si légitime.
ALZIRE
Non, je t'aime à jamais ; et c'est un nouveau crime. Laisse-moi mourir seule : ôte-toi de ces lieux. Quel désespoir horrible étincelle en tes yeux? Zamore...
ZAMORB
C'en est fait.
ALZIKE
Où vas-tu ?
ZAMORE
Mon courage De cette liberté va faire un digne usage.