ACTE V
On arrête son sang, on presse le secours De cet art inventé pour conserver nos jours.. Tout le peuple à grands cris demajide ton supplice. Du meurtre de son maître il te croit la complice.
ALZIRE ~~ — __
Vous pourriez... !
MONTÈZE
Non, mon cœur ne t'en soupçonne pas ; Non, le tien n'est pas fait pour de tels attentats ; Capable d'une erreur, il ne l'est point d'un crime ; Tes yeux s'étaient fermés sur le bord de l'abîme. Je le souhaite ainsi, je le crois ; cependant Ton époux va mourir des coups de ton amant. On va te condamner ; tu vas perdre la vie Dans l'horreur du supplice et de l'ignominie ; Et je retourne enfin^par un dernier effort, 'Demander au conseil et ta'gràce et rija'moft.
ALZIRE ^'
Ma grâce ! à mes tyrans? les prier î vous, mon père? Osez vivre et m'aimer, c'est ma seule prière.
(Je plains Gusman ; son sort a irop. de cruauté ; Et je le plains surtout de l'avoir mérité. Pour Zamore, il n'a fait que venger son outrage ; Je ne puis excuser ni blâmer son courage. J'ai voulu le sauver, je ne m'en défends pas. Il mourra... Gardez- vous d'empêcher mon trépas.
MONTÈZE
O ciel ! inspire-moi, j'implore ta clémence !
-j^^- [Il sort.)