V* ACTE V
On veut fuir, on^evient ; et la foule pressée -'• i
D'un bout du temple à l'autre est vingt fois repoussée.
De ces flots confondus le flux impétueux - jjj
Roule, et dérobe Égisthe et la reine à mes yeux. f yr/V^'*'^'^ jf> \i-
Parmi les combattants je vole ensanglajitée ' ; ' ^ "*''^rL> "*"
J'interroge à grands cris la foule épouvantée. ^^^ <ô/^^ *1(
Tout ce qu'on me répond redouble mon horreur. \t^o*'''^ ' jy^
On s'écrie : « Il est mort, il tombe, il est vainqueur. » v^ y**^
Je cours, je me consume, et le peuple m'entraîne.
Me jette en ce palais, éplorée, incertaine, /
Au milieu des mourants, des morts, et des débris/
Venez, suivez mes pas, joignez-vous a mes cris : /
Venez. J'ignore encor si la reine est sauvée, /-
Si de son digne fils la vie est conser\^ée, /
Si le tyran n'est plus. Le trouble, la terreur.
Tout ce désordre horrible est encor dans mon cœur,
NARBAS
Arbitre des humains, divine Providence,
Achève ton ouvrage, et soutiens l'innocence :
A nos malheurs passés mesure tes bienfaits ;
O ciel ! conserve Egisthe, et que je meure eu paix !
Ah ! parmi ces soldats ne vois-je point la reine?