REPRESENTE'E A PARIS
Aux mois d*Aouft j Novembre &: DccemBre 1751.
Imprimés à R««»
Chez joRÉ Père & Fils,
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Ch-' tBAH-BAPTlSTE BiCCHB , 8 là dtfcWK ^rt
Puuincui . proche Ie> Augufôns , à Ssii.: > Sî3- Bapnfî^ dar.s i; defcrt.
TITRE DE l'édition ORIGINALE DE 1733
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PERSONNAGES
OROSMANE, Soudan* de Jérusalem.
LUSIGNAN, prince du sang des rois de Jénisnlem ' ZAÏRE, FATIME,
esclaves du Soudan.
NÉRESTAN
CHATILLON
CORASMIN,
MÉLÉDOR,
Un Escl.we.
Suite.
chevaliers français, officiers du Soudan.
La icène est an sérail de JérusaUm.
T. SouUa::, aU'ration du mot arabe sullafi, yawitow, empereur, fut au moyen âge un t tre <!onné aux lieutenants géniraux des calife'', à de? rrincpî raahotnétans et aux souveraine il'£ff'/pte.
2. Jôrn.=alein, pri?.** pir Irs Croisé<! en jc)\ devint la capitale d'un royaume chrétien dont Godefroy de BcuiUon fut le prem>r roi. iille retomba au pouvoir des musulmans en 1187.
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ZAÏRE -r^^^^^
Tragédie - 1732 -^'^ ^.^^^
NOTICE HISTORIQUE ET AyALYTIQUE
ZAÏRE fut jcuêe pour la première fois le 13 août 1732 sur la schie du Théâtre-Français. Voltaire avait écrit cette pièce iV enthousiasme ; elle avait été achevée en vingt-deux jours. Elle n'eut pas d'abord un franc succès: il y avait beaucoiip de négligences de style, et la versification et! était lâche. Voltaire s'empressa d'eHacer les taches qui lui avaient été signalées. Dès lors le succès de Z:iire /grandit et devint immense ; on la mit à côté des chefsd'œuvre de Corneille et de iCacine.
Voltaire dans Zaïre avait tenté de renouveler les traditions et d^" tnotitrcr qu'on pouvait faire ïoie belle tragédie, en en demandant la matière, non plus à l'antiquité, mais au moyen âge. « Ou je suis fort trompé, écrivait-il, ou ce sera la pièce la plus singulière que nous ayons au théâtre. Les noms de Montmorenci, de saint Louis, de Saladin, de Jésus et d^ Mahomet s'y irouveroni. On y parlera de la Seine et du Jourdain, de Paris et de Jérusalem. On aimera, on baptisera, on tuera... » En outre Voltaire n'était pas fâché de répondre au reproche qu'o7i lui avait souvent fait de ne pas mettre assez d'amour dans ses tragédies. Il entreprit de prouver qu'il était capable de peindre la passictn la plus tendre et la plus furieuse ; et il y réussit. Enfi^i il avait voulu transporter sur la scène française, en l'adaptant au goût et à la régularité classiques, le caractère d'Othello ; mais le personnage d'Orosmane est loin d'égaler la sauiage grandeur du liéros shakspearien.
Acte !«''. — Zaïre, captive dés son enfance ait sérail du sultan Orosmane, s'est fait aimer de lui et elle l'aima auss-i. Elle en fait l'aveu à sa confidente Faiime, qui lui reproche de trahir (i/?:.<î: