‹ Théâtre choisi illustréChapitre 8 sur 191 · V.1LTAIRB — THCAIRE · texte numérisé non relu

V.1LTAIRB — THCAIRE

10 — ZAÏRE

la religion chrétienne, la religion de ses pères. Orosmane va épouser Zaïre, mais il ne veut la devoir qu'à son amour. A ce moment arrive Nérestan, chevalier français, qui apporte de France la rançon de dix chrétiens. Orosniane lui en accorde cent ; toutefois il refuse de mettre en liberté Lusiguan et Zaïre.

Acte II. — Zaïre obtient d'Orosmane la liberté de Lusignan. Celui-ci reconnaît bientôt en Nérestan et en Zaïre deux de ses enfants qui lui furent ravis lors du sac de Césarée. En apprenant que sa fille a grandi dans la religion musulmane, Lusignan est (iccablé de douleur. Zaïre, émue, consent à revenir au christianisme.

Acte III. — Nérestan vient dire à Zaïre que Lusignan se meurt et la presse de recevoir le baptême, Zaïre lui confie qu'elle aime le sultan et qu'elle est sur le point de l'épouser. Nérestan supplie sa sœur de renoncer à cette union ou au moins de ne pas s'y résoudre avant d'avoir été baptisée. Zaïre le promet, non sans douleur. Orosmane vient alors chercher Zaïre pour célébrer aussitôt son mariage avec elle. Elle lui demande un délai. Orosmane , étonné, soupçonne Nérestan d'être l'amant de Zaïre.

Acte IV. — Orosmane signifie à Zaïre qu'il l'oublie et qu'il va prendre une autre épouse. Zaïre pleure; le sultan, attendri, renonce à son projet et lui accorde un four de répit avant de recevoir d'elle l'aveu de sou secret. Là-dessus on apporte à Orosmane un billet intercepté qiie Nérestan envoyait à Zaïre -bour lui fixer îin rendez-vous. Une jalousie féroce s'empare d'Orosmane ; // ordomie de remettre le billet à Zaïre afin d'éprouver l'infidèle.

Acte V. — Orosmane, furieux à la nouvelle que Zaïre a accepté le rendez-vous, la poignarde au moment où elle s'y rend. On amène Nérestan enchaîné. Orosmane apprend qu'il était le frère de Zaïre. Désespéré de cette affreiise erreur, il se tue, après avoir ordonné la mise en liberté de Nérestan et de tous les chrétiens.

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