‹ Théâtre choisi illustréChapitre 77 sur 191 · Va>'.: ... me nomme. 4. Va/iaitte · texte numérisé non relu

Va>'.: ... me nomme. 4. Va/iaitte

2. Var. : ... les honneurs. Cortès.Herraan.Pi/arre, ont dirigé ma cooric.

3. L'expédition du Mexiqne se fit en 5. Var.: En chrétiens \Trtueux... 1517, et celle du Pérou en 1525. Ainsi Alva- 6. On sait quelles cruautés Fernand lez a pu aisément les voir. Los Reyes, lieu Cortez exerça au Mexique, et Pizarre au de ta scène, fut bâtie en 1535. (V.) Pérou. (V.)

i02 — ALZIRE

Je touche au dernier pas de ma longue carrière. Et mes yeux sans regret quitteront la lumière. S'ils vous ont vu régir sous d'équitables lois L'empire du Potose et la ville des rois*.

GUSMAN

J'ai conquis avec vous ce sauvage hémisphère : Dans ces climats brûlants j'ai vaincu sous mon père ; Je dois de vous encore apprendre à gouverner Et recevoir vos lois plutôt que d'en donner.

ALVAREZ

Non, non, l'autorité ne veut point de partage. Consumé de travaux, appesanti par l'âge,

IJe suis las du jx)uvoir ; c'est assez si ma vobc Parle encore au conseil et règle vos exploits. ^7- Croyez-moi, les humains, que j'ai trop su connaître, Méritent peu, mon fils, qu'on veuille être leur maître Je consacre à mon Dieu, négligé trop longtemps, De ma caducité les restes languissants.

< Je ne veux qu'une grâce, elle me sera chère; \ Je l'attends comme ami, je la demande en p>ère. I;)' Mon fils, remettez-moi ces esclaves obscurs, î Aujourd'hui par votre ordre arrêtés dans nos murs, î Songez que ce grand jour doit être un jour propice, ^ \ Marqué par la clémence et non par la justice.

GUSMAN ~,mi

Quand vous priez un fils, seigneur, vous commandez ; Mais daignez voir au moins ce que vous hasardez. D'une ville naissante, encor mal assurée. Au peuple américain nous défendons l' entrée : Empêchons, croyez-moi, que ce peuple orgueilleux Au fer qui l'a dompté n'accoutume ses yeux ; Que, méprisant nos lois et prompt à les enfreindre. Il ose contempler des maîtres qu'il doit craindre. Il faut toujours qu'il tremble, et n'apprenne à nous voir Qu'armés de la vengeance ainsi que du pouvoir. *i^ L'Américain farouche est un monstre sauvage Qui mord en frémissant le frein de l'esclavage ; Soumis au châtiment, fier dans l'impunité, Do la main qui le flatte il se croit redouté.

I. L<? nom ancien de Lima : la Ciuiai de Los Reyes aiguille en espagnol la tit$ iti Rois.

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