SCÈNE XII
es gcn3 de votre âge. Vous y deviez bien demeurer, monsieur, )Our votre santé {A part.) et pour notre repos.
GÉRONTE
Comment se porte mon fils? A-t-il eu grand soin de mes iffaires, et mes deniers ont-ils bien profité entre ses mains?
MERLIN
Oh ! pour cela, je vous en réponds ; il s'en est servi d'une nanière... Vous ne sauriez comprendre comme ce jeune hommeà aime l'argent ; il a mis vos affaires dans un état... dont vous lerez étonné, sur ma parole.
GÉRONTE
Que tu me fais de plaisir, Merlin, de m'apprendre une si )onne nouvelle ! Je trouverai donc une grosse somme d'argent ju'il aura amassée?
MERLIN
Point du tout, monsieur.
GÉRONTE
Comment, point du tout !
Eh ! non, vous dis-je : ce garçon-là est bien meilleur ménager lue vous ne pensez ; il suit vos traces, il fatigue son argent à )utrance ; et, sitôt qu'ii » dix pistoles, il les fait travailler jour ït nuit.
GÉliONTE
Voilà ce que c'est de donner aux enfants de bonnes leçons 5t de bons exemples à suivre. Je me meurs d'impatience de •embrasser : allons, Merlin.
MERLIN
Il n'est pas au logis, monsieur ; et si vous êtes pressé de le ^oir...