SCÈNE I
LYDIE, ensuite ANSELME.
LYDIE, seule.
Je serais bien sans cœur, sans honneur et sans âme. Si, me voyant traitée et d’esclave et d’infâme.
Noire de coups de pied, de poing et de bâton,
M’en pouvant ressentir, je n’en tirais raison !
On a gagné la mort par ses mauvaises grâces :
La roue et les gibets sont ses moindres menaces ! Mais si dès aujourd’hui je ne m’en satisfais,
Je veux bien de la haine encourir les effets !
Je ne veux que ma langue à servir mon courage.
Et des pieds et des poings me réparer l’outrage ;
Ma vengeance dépend seulement de deux mots. Allons chercher Anselme. Oh ! qu’il sort à propos I
(A Anselme).
Puis-je obtenir, Anselme, un moment d’audience,
Et pour votre intérêt et pour ma conscience?
Te ne vous veux qu’un mot.
ANSELME
Parle, j’en suis content.
LYDIE
Je vous viens déclarer un secret important,