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SCÈNE III

VENCESLAS, FÉDERIG, gardes.

VENCESLAS

0 jour à jamais funèbre à la province I Féderic?

FÉDERIG.

Quoi, Seigneur?

VENCESLAS

Faites venir le prince.

FÉDERIC, à part.

Il sera superflu de tenter mon crédit :

Le sang fait son office, et le roi s’attendrit.

VENCESLAS, à part-

Trêve, trêve, nature, aux sanglantes batailles Qui si cruellement déchirent mes entrailles,

Et, me perçant le cœur, le veulent partager Entre mon fils à perdre et mon fils à venger î A ma justice en vain ta tendresse est contraire.

Et dans le cœur d’un roi cherche celui d’un père • Je me suis dépouillé de cette qualité.

Et n’entends plus d’avis que ceux de l’équité.

Mais, ô vaine constance ! ô force imaginaire !

A cette vue encor je sens que je suis père Et n’ai pas dépouillé tout humain sentiment. Sortez, gardes. Vous, duc, laissez-nous un moment.

(Féderic et les gardes sortent.)

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