ACTE III, SCENE IIÎ
Auront dessus la mienne ému cette tempête;
Mais, si cette vapeur s'exhale en éclatant,
Si le sort peut changer (comme il est inconstant},
Les bourreaux laisseront, de cette perfidie,
Une si mémorable et triste tragédie Que jamais faction ne naîtra sans trembler Et craindre le revers qui pourra l’accabler.
SARDARIGÜE.
Je laisse à la fortune à disposer des choses.
Mais l’heure...
SIR A
Approche, viens, traîne-moi si tu l’oses, Et, si le nom qu’hier je te vis adorer N’a plus rien aujourd’hui qu’il faille révérer,
Foule aux pieds tout respect, traîne, et n’attends pas, traître. Que je doive obéir aux ordres de ton maître,
Et, d’un cœur abattu, consentir ma prison.