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ACTE IV, SCÈNE II

N’aimait rien de Sira quand il aimait Narsée.

Mais, sur ce seul rapport, te puis-je ajouter foi?

ARTANASDK.

Si les respects qu’on doit aux oreilles d’un roi.

Si la sincérité d’une âme assez loyale Pour avoir tant vécu dans la maison royale;

Si la foi de ma sœur, celle de Palmiras,

Qui d’un injuste joug retire vos États ;

Si m’être désisté du parti de la reine.

Dont, loin d’exécuter, j’ai détesté la haine;

Et si ma vie, enfin, que j’ose hasarder.

Ne suffisent, grand prince, à vous persuader.

Sur ce débile corps éprouvez les tortures.

Vous n’en tirerez pas des vérités plus pures :

Quinze lustres et plus ont dû prouver ma foi.

SIROÈS

Quelles grâces, bons dieux, et quel heur je vous doi!

Et toi, qui rends le calme à notre amour flottante, Artanasde, tes biens passeront ton attente Et feront envier l’éclat de ta maison.

Allons, et garde-moi ce fer et ce poison !

(Artanasde sort.)

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