‹ Théatre choisiChapitre 11 sur 418 · I . un lendemain de forlunt · texte numérisé non relu

I . un lendemain de forlunt

irs du coDseil d'Ëtal g'étaul

ir ta Beène deux de leun

lontl'elTetrui des plus Tïb,

1 langue, et qu'on iroutât

I conTint dans ea prérace :

.nii, je te sa», le vrai tllre

I ne la comparât maligne-

veuall déji qu'un plaisant

•lntirmuc,V»,aleiiTdicline. ■

l'Ois setsi, le$ Promeiuuri,

rtlerèrenl ensuite que fai<

ir luette annSe. Pendant c«lle

113 qu'an IhUlre Feydeau,

/K Payian romantaque, trois

la putiiion est de Berton.

lË du théfttre Louiois, qui,

'■'■e, avait émigré à l'Odéon,

Duval chargé de la direction

\i: i, grands cris que Picard

iistrateur. Il ne résiste pas,

vive maladie de sa femme,

I8]£i, l'empêchèrent de se

'. outu aui désirs de ses vieui

nient, Il quitte l'Opéra, et

.\ ou troU pièces heureuse*

[ii'emléra, Moniieur de Bou-

: [iropos, car il s'; moquait

constitution nelï, des élec-

'' qu'à moitié, et il dut la

•,i. Hais celles qui suiilrent

iiainiBelronde, allèrent ani

joués, de deux joun l'un,

' I] mois, et le Capitaine Bel-

"Dlîue forlnne.

'•mil, joué le 3S aoat ISIT, ni accueil. La pièce est une lit écriles, mais le tere, celte n cinq actes lui aiaient été

Il dùsasire l'attendait, i^iur la

ZVm VIE DE PICARD.

dis que les Marionnettes. Le ton sembla surtout excellent : « On a, dit Geoffroy, reproché à Tauteur d'être trop bourgeois ; ici , c'est un homme de bonne compagnie. » Le 12 mars, il fit Jouer, avec les mômes applaudissements, f Influence des perruques^ puis il prit une résolution qu'il méditait depuis la représentation à Saint-GIoud : il déclara qu'il ne jouerait plus, et présenta lui-même à ses camarades celui qu'il destinait à le remplacer dans les valets.

L'espérance de la croix qu*ll ne pouvait obtenir qu'à ce prix, la perspective d'une place à l'Académie qui, l'année précédente, lui avait fait sentir par un refus , que si elle était sympathique à l'auteur, elle Tétait moins au comédien , le tourmentaient : voilà pourquoi il jetait sa casaque aux orties.

Il obtint ce qu'il désirait : TÂcadémie le reçut le 27 novembre, et la croix ne tarda plus guère. Un autre honneur, dont il ne réclamait pas le fardeau vint, par surcroît, s'ajouter aux deux autres : l'Empereur lui donna la direction de l'Opéra. Ce fUt pour lui, comme il disait, « le purgatoire anticipé, » Jusque-là le travail incessant de ses pièces s'était sans trop d'encombre mêlé à ses autres tâches. Quand on lui disait, comment faites-vous ? il répondait : « Rien de plus simple, je n'ai réellement qu'une affaire, ce sont mes pièces. Tout en vaquant au gros de la besogne, je ne perds pas ma comédie de vue. i» Â l'Opéra cette besogne se compliqua de telle sorte, que quoi qu'il pût faire, « sa comédie, » comme il disait, lui échappa : «c Que voulez-vous, écrivait-il, en septembre 1812, à son collègue de l'Académie, le comte Daru, au moment juste où je vais commencer une scène, une danseuse vient me demander un pantalon , des souliers brodés ou une jupe de crêpe..., un chanteur me fait dire qu'il est enrhumé, et il faut ou le menacer ou le flatter, si je ne veux pas que PariB manque d'opéra I Ah 1 mon cher et digne ami, qu'il y a loin de là à la comédie ! Que je regrette mon petit théâtre 1 »

L'habitude du travail et l'habileté furent les plus fortes. Picard parvint à se retrouver dans cet imbroglio d'entraves et de distractions. Il fit presque autant de pièces que s'il n'eût pas été directeur de l'Opéra. C'est pendant sa direction qu'on lui Joua, mais sans grand tuccès, en décembre 1807, VÂmi de tout le monde; en. 1809, les Capitulations de conscience^ cinq actes en vers» qui ne survécurent pas à la première représentation ; lo

Page 1