SCÈNE IX DURVILLE, DUHAUTCOURS, AUGUSTE
DUHAUTCOURS, à Durville,
Tout ceci ne m'épouvante pas ; mais à quelque prix que ce soit, éloignez votre neveu.
DURVILLE , à Duhautcourt,
Vous avez raison, il nous perdrait.
AUGUSTE , revenant à son oncle»
Mon oncle, au nom de tout ce que vous avez de cher, pour votre intérêt, pour votre gloire, abjurez un projet aussi honteux. Je suis jeune, j aurai quelque fortune, disposez de moi ; tout ce que je puis espérer, tout ce que^e puis acquérir par mon travail, par mon industrie, je le consacre à vous sauver Thonneur.
DURVILLE , avec dureté.
Monsieur... (Se radoucissant.) Ehl mon cher neveu, crois-tu que je ne souffre pas plus que toi...
DUHAUTCOURS.
Quelque injurieux soupçons que vous ayez pu concevoir sur mon compte, je vous rends justice, monsieur; j'apprécie des sentiments aussi délicats. Croyez-vous, qu'en véritable ami de M. Durville, je n'aie pas cnerché aveclui les moyens?... Mais la nécessité...
AUGUSTE
N*avez-vous pas des ressources? Ne. pouvezvous obtenir du temps?
DURVILLE
Impossible : des lettres de change; des paiements déjà retardés. Tout m'accable à la fois.
AUGUSTE
N'avez-vous pas des amis?
DURVILLE
Des amîsl oui, il en est un surtout, l'honnête et riche Forlis. Vingt fois il a désiré l'occasion de m'obliger.
Un homme sûr. Je le connais, il vous tiendra parole.
AUGUSTE
Eh bien!