‹ Théatre choisiChapitre 152 sur 418 · SCÈNE IX DURVILLE, DUHAUTCOURS, AUGUSTE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX DURVILLE, DUHAUTCOURS, AUGUSTE

DUHAUTCOURS, à Durville,

Tout ceci ne m'épouvante pas ; mais à quelque prix que ce soit, éloignez votre neveu.

DURVILLE , à Duhautcourt,

Vous avez raison, il nous perdrait.

AUGUSTE , revenant à son oncle»

Mon oncle, au nom de tout ce que vous avez de cher, pour votre intérêt, pour votre gloire, abjurez un projet aussi honteux. Je suis jeune, j aurai quelque fortune, disposez de moi ; tout ce que je puis espérer, tout ce que^e puis acquérir par mon travail, par mon industrie, je le consacre à vous sauver Thonneur.

DURVILLE , avec dureté.

Monsieur... (Se radoucissant.) Ehl mon cher neveu, crois-tu que je ne souffre pas plus que toi...

DUHAUTCOURS.

Quelque injurieux soupçons que vous ayez pu concevoir sur mon compte, je vous rends justice, monsieur; j'apprécie des sentiments aussi délicats. Croyez-vous, qu'en véritable ami de M. Durville, je n'aie pas cnerché aveclui les moyens?... Mais la nécessité...

AUGUSTE

N*avez-vous pas des ressources? Ne. pouvezvous obtenir du temps?

DURVILLE

Impossible : des lettres de change; des paiements déjà retardés. Tout m'accable à la fois.

AUGUSTE

N'avez-vous pas des amis?

DURVILLE

Des amîsl oui, il en est un surtout, l'honnête et riche Forlis. Vingt fois il a désiré l'occasion de m'obliger.

Un homme sûr. Je le connais, il vous tiendra parole.

AUGUSTE

Eh bien!

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