ACTE II, 8CBNB V
MADAME DE SAINT-PHAR
Vouîez-Yous bien recevoir notre compliment? Ahl madame de Saint-Pharl
DORVILÉ.
Oui, notre complimeat bien sincère*
MARCELIN
Je le crois. Quant à moi, soyez tranquilles, les richesses ne me changeront pas. Ce matin, vous me regardiez à peine.
DonviLÉ.
Oh! ce n'est pas...
MARGEUN.
Je suis sans rancune; je vous excusais, et je vous excuse encore. Je suis riche, très riche, et je n'en reste pas moins un bon eu Tant, un bon homme, qui ne saurait penser sans la plus vive sensibilité à vos malheurs...
MADAME DE SAINT-PHAR
Je voudrais..»
MARCELIN
Mais jugez donc quelle surprise pour moi ! me réveiller saos un sou, et me trouver plus riche que vous ne Tétiez 1 Pardon, c'est sans vouloir vous affliger. Combien je le regrette, ce cher cousin Ducoudray!
Pourrais-je...
MARCELIN
Le ciel m'est témoin que j'aurais mieux aimé partager sa fortune de son vivant; mais enfin, puisque le sort en a autrement ordonné... j'en porterai le deuil comme d'un père : c'est un article du testament.
MADAME DE SAINT-PHAR
C'est trop juste.
MARCELIN
Le deuil! Il est bien plus dans mon cœur; il y en a que cela contrarierait, d'être obligé de se vêtir de noir quand on a cinquante mille écus de rente; mais moi, toujours simple, toujours philosophe...
DORVILÉ.
Allons, il ne nous laissera pas placer un mot.
MARCELIN
Je ne m'en doutais pas; il avait fait prendre des informations sur mon compte. Et Tarni Gaspard, comme il va être étourdi, ébloui, stupéfait! Nous verrons s'il osera me soutenir encore qu'il est impossible de ne pas se méconnaître dans la prospérité ; oh ! je lui prouverai que quand on a du caractère... Pour Georgetle, votre filleule, elle était là quand la nouvelle est arrivée. Pauvre petite! Elle n'est pas malheureuse; savez-vous qu'en moins de rien je suis devenu un assez bon parti.
MADAME DE SAINT-PHAR
En effet, combien de femmes aussi jolies et plus intéressantes peut-être...
MARCELIN
Tantôt vous me trouviez trop pauvre; si maintenant je me trouvais trop riche, moi?
DORVILÉ.
Il est certain que vous pourriez prétendre... (il ta sœur,) Une nouvelle idée qui me germe dans la tête y ma sœur.
MADAME DE SAINT-PHAR, à son frère.
Oui, quelque folie. Songez à la vente.
MARCELIN
Mais elle m'adore... Et moi... Ah çà, monsieur Léonard, quel emploi faisons-nous de nos fonds? voilà l'important.
LÉONARD
C'est précisément de quoi nous nous entretenions. M. Dorvilé se trouve forcé par les circonstances...
MARCELIN
Aurait-il quelque chose à vendre?
LÉONARD. I
Son château.
Je l'achète.
Vraiment? Sur-le-champ.
MADAME DE SAINT-PHAR
C'est charmant.
MARCELIN. i
DORVILÉ.
MARCELIN