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ACTE III, SOÊNE TI. S

CéLESTINE.

Hélas! oui. Je suis naïve, timide, modeste et silencieuse.

VALBER6.

Oui, ce sont des vertus de famille chez nous.

(Bas à sa sœur,) Tais-toi donc.

CÉLESTINK, à son frère, Ai-je dit une sottise?

MADAME DE SAINT-PHAR

Il est fâcheux que M. Marcelin ne puisse pas mettre à l'épreuve ces belles vertus de votre famille.

Oui, c'est dommage. Il part ce soir avec nous pour Paris.

CÉLESTINE, a son frère,

Ahl mon Dieul il part pour Paris, mon frère. -

VALBERG

Vous partez?

MARCELIN

Vous sentez que je suis impatient de me rendre à Paris ; c'est la patrie des gens riches.

CÉLESTINE, à son Jrêre,

Ahl mon Dieu! et moi qui ai congédié mon cousin I

VALBERG

Quelle heureuse rencontre, mon cher Marcelin! nous partons avec vous.

DORVILÉ.

Comment! vous iriez à Paris?

CÉLESTINE

Nous irions à Paris, mon frère?

VALBERG

Oui, ma bonne sœur : je s^is que tu le désires, et puis j'ai quelques intérêts à y régler.

CÉLESTINE

Ah! quelles délices!

Et votre emploi, qu'estrce qui le remplira?

VALBERG

J'ai un commis, j'ai un congé.

MARCELIN

A merveille, je vous emmène tous; nous avons une berline aussi grande que la diligence.

GÉLESTINB.

Ah qael plaisir! à Paris I les promenades, les spectacles, les modes...

VALBERO.

Et les malheureux que vous visiterez, que vous soulagerez 1 voyage véritablement sentimental.

MABCBLIN.

Nécessaire. J'ai besoin de me former à Técole du monde. M. Dorvilé et sa sœur veulent bien me servir de guides, de mentors.

GÉLBSTINB.

Oh ! crue j'aurai bientôt pris les grâces, les manières, les façons I

MARCELIN

C'est cela. Nous ferons un cours complet d'usage et de bon ton ; madame me formera, je formerai mademoiselle.

MADAHE DE SAINT-PHAB.

Qu'est-ce que vous dites donc?

MABCBUN.

Pardon, c'est la gaieté, la joie...

VALBBBG.

Madame est bien en état de donner des leçons.

MADAME DE SAINT-PHAR

Mais vous me dites une impertinence.

VALBER6.

Je ne m'en doutais pas.

DOBVILÉ, ê*empartant.

Oui. Vous êtes un ingrat. Nous connaissons vos vues secrètes.

MADAME DE 8AINT-PHAB, à son frère.

Taisez-vous donc.

CÉLBSTIKB.

Groyez-vouâ que les vôtres nous aient échappé?

VALBBB0, ba$ à M iœur.

Tais-toi donc.

MABCBLIN.

Eh bieni qu'est-ce que c'est? on se piaue, je crois. C'est charmant : c'çst pour moi qa on se dispute. Ne vous fâchez donc pas. Vive la richesse! elle vous donne à choisir; mais je n'entends pas que Ton se querelle chez moi, pour moi; des amis!

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