‹ Théatre choisiChapitre 315 sur 418 · DORSAY, SAIN VILLE · texte numérisé non relu

DORSAY, SAIN VILLE

*DORSAT, entrant «ovf vpir Sainviile»

Allons, il ne faut plus compter sur personne; je

S rends mon parti ; je quitte le monde, je me retire la campagne.

SÀINVILLK.

Ah ! mon cher Dorsay, vous voyez un homme enchanté, transporté; je viens de causer avec votre chère nièce. Ma foi, si elle a quelques moments désagréables, il faut convenir qu elle s'en accuse avec une grâce, une franchise... £h bien! où en êtes-vous pour cette place?

DORSAY

Comment, monsieur I où j'en suis?

SAINVILLB.

Ahl pardon; vous devez être bien en colère contre moi. Tantôt j'ai refusé devons servir assez sèchement, il me semble; que voulez-vous? j'étais préoccupé.

DORSAY

C'est fâcheux ; d'autant plus que Je ne rencontre aujourd'hui que des gens préoccupés. L'un craint de se compromettre ; l'antre a donné sa parole à un ami ; celui-là sollicite pour son compte.

Oui, voilà les amis d'aujourd'hui; mais moi.«. Avez- vous là vos papiers?

DORSAY, tirant ses papiers de sa poche.

Oui, monsieur ; mais comme vous vous feriez un scrupule de chercher à exercer la moindre influence,,.

SAINVIU^E.

Oui ; mais, pour un ami, pour un homme comme

vous... Donnez. (// prend les papiers,)

DORSAY

Permettez que je les range et que Je vous explique...

' SeÈNB XXII. 8ia

SAINVILLE, pareourant rapidement tes papierf. Eh! non, ils sont en ordre; excellentes recommandations, titres évidents. Je cours les présenter à mon père, à son secrétaire, à tous ceux de qui la chose dépend.

DOBSAT.

Mais, monsieur...

SAlirVlLLS^

J'emporte vos papiers. Je rapporte les couplets à votre nièce. Point de remerciements. Je cours. Je vole. Je me sers moi-même, en obligeant un galant homme. Soyez sans crainte, la place est à vous.

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