‹ Théatre choisiChapitre 325 sur 418 · PHIUBERT AINÉ, COMTOIS, UN TRAITEUR · texte numérisé non relu

PHIUBERT AINÉ, COMTOIS, UN TRAITEUR

LE TRAITEUR

Pourvu qu'il y ait un numéro neuf dans cette rue. Le voilà. (// s^approche de la. ti^auon de Philiberi,)

Ah I ma femme, cela tombe- t-îl soas le sens? fairer crédit à un inconnu, ne pas exiger de gagel Oh! elle est compatissante pour les jeunes gens.

COMTOIS, au moment où le traiteur va frapper à la porte.

Monsieur demande quelqu'un dans cette maison?

• LE TRAITEUR

Oui : M, Philibert.

PBILmBRT aInÉ.

C'est moi.

LB TRAITBUR.

Ah! Dieu merci, je tremblais qu'on ne m'eût fait un mensonge. {A Philibert atné,) Parbleu, mon* sieur, puisque vous déménagiez, il me semble que vous auriez aussi bien fait de donner à ma femme Totre nouvelle adresse, sans me faire courir à cette rue des Trois-Frères, où Ton m'a dit que TOUS demeuriez ici.

PHIUBBRT aInB.

Enfin, monsieur, que me voulez-vous?

• LB TRAITEUR

Pardon, si je vous dérange. Gomme c'est aujourd'hui mon jour de recouvrements...

Gomment, votre jour de recouvrements?

LE TRAITEUR

Je suis un des traiteurs de l'allée des Veuves, aux Champs-Elysées. C'est pour ce petit repas que monsieur est venu faire hier au soir chez moi, et dont il a été si content.

PHILIRERT AInÉ.

Moi, monsieur, j*ai soupe chez vous hier au soir!

LE TRAITEUR

Oui, monsieur, avec deux dames et un de vos amis.

COMTOIS

Qu'est-ce que vous dites?

LE TRAITEUR

Je dis, que par malheur j'étais absent, mais que je suis rentré un moment après le départ de monsieur et de sa compagnie, et que ma femme m'a raconté tout ce qui s'était passe.

COMTOIS

Allez, allez, l'ami, mon maître ne soupe pas chez les traiteurs.

AOTB I, 80àNB IV. 353

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