‹ Théatre choisiChapitre 5 sur 418 · YI VIK DE PICARD · texte numérisé non relu

YI VIK DE PICARD

efpoir était perdapour leur représentation, elles parurent a?eo ce titre : «[ Le Pcuséf le Présent, V Avenir, comédies, chacune en un acte en vers, reçues au théAtre de la Nation, le 30 Juillet 1791. »

La Tente semble en avoir été assex rapide, car les exemplaires sont rares. Picard lui-même n'avait pas cette brochure, lorsqu'un jour Bérard , grand amateur, qui était par alliance un peu de ses parents et, comme tel, collectionnait ses œuvres avec soin, lui en demanda un exemplaire.

La réponse qu'il fit est curieuse, non seulement par l*appréciation, selon nous beaucoup trop sévère, de cette pièce de ses premiers temps, mais par le coup d'oeil que déjà mûr — c'était en 1812 — il y jette sur une partie de son répertoire. Voici cette lettre avec tout son négligé et toute sa franchise :

« Monsieur et très cher cousin, je ne peux pas vous procurer, le Passé, le Présent et V Avenir, car moi-même je ne Tai pas. Ne le regrettez pas plus que moi. Pièce de circonstance, bizarre, sans intérêt, et qui est au nombre de plusieurs que je ne voudrais pas avoir faites. Vous êtes bien, bon de faire un recueil de mes comédies. Je suis bien sensible aux choses agréables que vous voulez bien me dire. Groiriez-vous pourtant que je suis presque tenté de vous en vouloir. Je suis trop franc pour condamner tout ce que j'ai fait, mais il y a bien de la drogue. Mes amis les plus indulgents divisent mon théâtre en haute et basse Picardie. Je médite un recueil, mais je me garderai de tout mettre. J*al essuyé le feu de soixante-une premières représentations, et ma collection ne comprendra que trente-huit comédies, et peut-être est-ce beaucoup trop. Cependant, Monsieur, si j'avais la pièce que vous désirez, je m'empresserais de vous la donner.' Je suis trop jaloux d'obliger un allié qui s'annonce d'une façon si flatteuse pour moi. Faites agréer, je vous prie, mes hommages affectueux à ma chère cousine, et daignez recevoir mes remercîments de votre aimable lettre. « Picard. »

La pièce qui suivit cette pauvre trilogie qu'il malmène de si haut, ne fût pas de celles dont il eut plus tard à renier presque, comme il le fait ici, la paternité. Ce sont les Visitandines, dont le succès le mit véritablement en vue.

Opéra-comique des plus amusants, qu'il semble avoir

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