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VIE DE PICARD. VU

écrit avec une plume arrachée au Vert-Vert de Gresset, et dont la verve alluma celle de son assez froid musicien, Devienne, cette pièce fut acclamée au théâtre Feydeau* On y trouvait en quintessence, dans les deux actes, tout ce qui, depuis tant d'années, se distillait de malice contre les nonnes et les couvents.

Bientôt même, lorsqu'on s'en fût bien grisé, l*on voulut que Picard en donnât davantage. Il s'exécuta. N'étaitrce pas la conséquence de son succès? En 1793, sous Timpression des événements d'une hostilité plus impitoyable, il changea son dénouement pour qu'il eût plus d'accent, et ajouta tout un acte à la pièce. Ce n'était qu'un placage de circonstance, que de lui-même il fit disparaître sans en laisser la moindre trace dans aucune édition ; et qu'il dut expier plus tard par une transformation toute contraire.

Sous la Restauration, en 1825, on voulut reprendre à rOpéra-Gomique les Visitandines, au légendaire succès» La censure y mit son holà 1 ce n'était plus le temps de plaisanter les nonnes 1 Picard pensa qu'un pensionnat pourrait, plus ou moins bien, remplacer le cloître, et il PC décida pour la substitution, mais sans vouloir s'en charger loi-môme.

Son ami, Charles Vial, fit l'ingrate besogne et même assez habilement, pour que la vogue de l'opéra-comique ainsi ressuscité ne parût pas trop en souffrir.

C'est au commencement de juillet 17 92 que les Visitandines avaient élé jouées, et, comme nous l'avons dit que le nom de Picard s'était positivement mis en vue et imposé au succès. 11 se croyait maître désormais du terrain. Son illusion ne dura guère. Le public alors ne se faisait pas d'idoles. L'auteur, acclamé la veille, pouvait être plus qu'aucun autre, sifflé à outrance le lendemain.

VEnlèvemeni des Sabines, deux actes à vaudevilles, que Picard fit jouer au même théâtre à la fin d'oclobre de la même année, lui fit subir cette douloureuse épreuve. La chute fut complète, malgré quelques scènes amusantes, et tout le comique mis par Juliet dans le rôle d'un vieux ministre Sabin ivrogne.

Picard ne fut ni découragé par cet insuccès, ni ralenti dans sa verve, chaque jour plus entraînante et plus gaie, par la gravité, disons mieux, par la terreur des événements. Moins on riait, plus il tâchait de faire rire. En 1793, cette année d'épouvante et de guillotine, il ne donna pas moins de cinq pièces : une ici, l'autre là. Cs

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fat d^abord au mois de février, le Conteur, ou les Deux postes, trois actes en prose au Théâtre-Français, dont le succès très éclatant s'est maintenu chaque fois que la pièce a été reprise; puis au Vaudeville de la rue de Chartres, Arlequin friand, joué le 24 mai, et très applaudi, ce qui pourtant ne lui fit pas trouver grâce devant son auteur : Picard ne l'a jamais repris dans ses œuvres. Au Ihé&tre de la Cité, Tancienne église Sainl-Barthélemy. en face du Palais, il Ût représenter — car toute scène où on le jouait lui était bonne — le Cousin de tout le monde, petit acte en prose, qui reçut le meilleur accueil ; et une pièce de circonstance : la Première réquisition, qui passa sans faire d'autre bruit que celui de ses tambours.

Il avait commencé cette terrible année au Théâtre- Français, il y revint, lorsqu'elle allait finir, avec deux pièces encore, pour lesquelles, il est vrai, Alexandre Duval l'avait aidé. C'étaient la Moitié du Chemin en trois actes et en vers, qui réussit assez bien, grâce aux acteurs surtout : Dugazon, Grandménil et Michot ; et la Vraie bravoure, petite pièce contre le duel, que Picard ne daigna pas ramasser pour ses œuvres, mais que Duval, moins négligent ou moins riche, a réuni aux siennes.

L*an qui suivit les revit encore ensemble. Ils donnèrent, le 4 février 1794, à « TOpéra-Comique national de la rue Favart, » avec une assez faible partition de Lemierre de Corvey, une imitation chantée du Zadig de Voltaire sous ce titre singulier : Andros ou les Français û Bassora, Puis ils se séparèrent.

Toulon avait été repris aux Anglais. Il fallait partout chanter celte victoire. Les chanteurs de Feydeau voU' laient une pièce, ceux de Fayart en réclamaient une autre, Duval et Lemierre s'exécutèrent pour ceux-ci ; Picard et Dalayrac furent bientôt prêts comme le désiraient ceux-là, et les deux opéras-comiques purent marcher de compagnie. Le succès le plus vif fut pour celui de Duval, quoiqu'il y eût dans la pièce de Picard plus d'une scène à grand effet comique, qui alors l'amusèrent tout le premier, mais dont il ne se vanta pas plus tard.

Lorsqu'aux premiers jours de la Restauration, par exemple, il offrit à Louis XYIII un exemplaire de ses œuvres, La Prise de Toulon y fut prudemment oubliée. Sa plus vive crainte était môme que quelqu'un vint à se souvenir des scènes dont nous parlions, où il faisait faire fort triste mine aux voltigeurs de Coblentz, et infligeait une fatuité des plus ridicules au comte d'Artois tenant

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conseil sur le roc de Toulon, pour sayolr B*il ferait son entrée à Paris, en carrosse, ou à cheval.

Le patriotisme, chaque fois qu'on lui parlait de son répertoire de la Révolution, de son Théâtre républicain — c'est le titre qu'on lui donna, lorsqu'on 1831, on en fit la publication posthume — était Texcuse de Picard. Aussi n'en reniait-il pas les pièces. L'oubli, que réclame d'ailleurs toute chose de circonstance, lorsque son moment est passé, était seulement ce qu'il y demandait, mais, je le répète^ il n^allaitpas jusqu*à en renier quoi que ce fût. Il a même écrit à propos de ce temps : « L'auteur alors puisait sa verve autour de lui ; on respirait l'enthousiasme... » et ceci encore : « A cette époque, lorsque la France marchait à la frontière, il fallait élee- Iriser les masses, et le théAtre rendit d'immenses services. Je me fais gloire d'avoir payé ma dette de citoyen.*

11 la paya encore par deux actualités à ariettes, dont l'une, Rose et Aurhle, fût chantée au théâtre Feydeau, et l'autre, V Ecolier en vacances^ au théâtre Favart.

Même alors, il n'était pas assez révolutionnaire pour admirer tout dans la Révolution : les événements et les mœurs. Souvent, et cela sans le cacher, il s'indigna des uns, et se moqua des autres. L'opéra-comique^ les Suspects, qu'il fit avec Duval en 1793, ne manque pas d'un certain courage, et sa petite comédie, la Perruque blonde, qu'il avait tirée d'un conte d'Andrieux, est une assex vive satire contre la plus sotte des folies du moment. Les femmes la lui firent expier le premier soir. La pièce fut sifflée à outrance.

C'est au théâtre de la République qu'il l'avait fuit jouer. L'autre, les Suspects, avait été donnée sur une scène, où nous le retrouverons bientôt et pour longtemps : celle de ce charmant théâtre Louvois, qui existe encore — simple magasin des décors de l'Opéra-Gomique — dans la rue dont il porte le nom, et qui, après bien des vicissitudes en quatre années seulement, depuis le 16 août ]79t, jour où on l'avait ouvert, s'appelait alors Théâtre Lyrique des amis de la Patrie,

Picard, avant d'y arriver pour la période la plus active et la plus glorieuse de sa vie dramatique, fera jouer encore, en 179S, au théâtre de la République : les Amis de collège, ou l'Homme oisif et V artisan ; et au théâtre Feydeau, les Conjectures,

Ce sont deux comédies en vers, dont, pour l'une comme pour l'autre, le saccès fût douteux. Le premier

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acte des Àml$ de Collège — imitation sentenciease de VÉmile — réussit asMi bien, mais les deux autres furent reçus froidement. On ne les trouvait pas suffisamment aehevés, et plusieurs spectateurs de réaction, Geoffroy, entre autres, le critique des Débat$, n*avaient pas volontiers accepté que Jean-Jacques y fût en si haute vénération, et la menuiserie en si grand honneur. Les Conjectures furent encore plus mal accueillies. Elles avalent cinq actes ) elles en perdirent un entre la première et la seconde représentation, mais n*en marchèrent pas mieux. On trouva la pièce décousue et i*on toi unanime pour dire à Picard qu'il travaillait décidément trop vite. <( Qu*il pardonne & Tamitié, écrivait le critique du ifontcetir, d*exprimer franchement ses regrets. »

On s*étonnera que cette pièce en vers eût été jouée an théâtre Feydeau, que nous avons vu Jusqu^ici tout aux ariettes et aux chansons. Une scission entre les comédiens, qui après leur incarcération pendant la Terreur avaient enfin recouvré leur liberté, mais ne s'étaient retrouvés que pour se disputer, et pour se séparer, en était cause. Les uns n'avaient pas quitté le théâtre de la République, mais les autres, en assez grand nombre, s'étaient faits les associés de la troupe de Feydeau pour y faire alterner la comédie avec l'opéra-comique.

Ce sont eux qui avaient joué les Conjectures avec si peu de succès. Le décousu et le style trop lâché de la pièce n'avaient pas contribué seuls à sa mauvaise fortune. On s'était indigné de l'audace de Picard, qui n'avait pa» craint d'y mettre en scène une fille-mère. 11 répondit plus tard, dans la Préface, à ces scrupules — ils ne sont plus ceux d'aujourd'hui, convenez-en — qu'il n'avait fait que suivre l'entratnement des pièces de son temps. Sa mémoire le trompait. Un de ses plus sérieux biographes, celui qui écrivit sa notice dans la Biographie Rabbe, le fit remarquer, lorsqu'il vivait encore, et il ne répliqua pas contre son observation : a Ce ne fut pas, disait le eritique-biographe, ce ne fUt pas à l'époque où parut cette pièce des Conjectures , mais quatorze ou quinze moia après, que l'on tomba dans la manie de mettre en scène des filles-mères. Ainsi, loin d'avoir été entraîné par l'exemple, comme il le dit, Picard l'aurait donné aux autres, »

11 n'eut que fort peu de ces écarts de morale. Vers le même temps, c'est-à-dire à la fin de 1795, voyant la dislocation des grandes troupes, et l'éparpiliement de leiurs

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aeteare qai, en se disséminant id et là, rettdiiint partout un bon ensemble impossible, il nconaut que, posr reaècution d'un certain nombre de S8s rdles, il fallait abaol»» ment qu'il se fit acteur lui-méMe.

H avait joué jadis, en amatewr, an théâtre UanmXj dans la rue Saint-Antoine : en lui avait tniiré de la ¥Oix, de l'entrain, de la gaieté «a peu oionctoae pau^ être, mais franche et continua ; il avait d'ailleara mm acquis de théâtre étonnant, et ptna qoa pas un, la asonaissance des planches la plus rompsa, la plus eanpièla; il s'eniragea donc, et du même coup fit engluer sa feousa — il était marié depuis quelque tempa — al sas héct eadet, qu'on appelait Picard jenae.

€'est au théâtre Louvois, où mademaieella KasBOort ▼enait d'entraîner avec elle une troisidiBe ftaclloit de la Comédie-Française démembrée, qu'ils s'anrOlèreal : Picard, pour jouer les valets; sa femme, les soubratlai; et son frère, les niais.

Était-ce de la part de Picard un adiau au métier fTantenr? Loin de là, il ne voulut que tiavailler de phis balle, et même mieux, s'il pouvait. La première comédie qu'il donna fut une preuve de cette préacoapatloB de pvogi^.

C'est sa grande pièce en cinq actes en vers, Médi&ere et Rampant^ dont une phrase de Figaro lui «fait fourni le titre, et qui, de l'aveu de Geoffroy, non senlemaoC ett « excellente sous le rapport moral, mais peut être wmA considérée comme celle, où il a su garder le meillaiir ton. » Elle a aussi pour nous, que quatre-vingta ana wkf parent de l'époque où elle fut jouée, le mérite, inapprécié alors, d'être un tableau virant de eelAe époque toute* de pêle-mêle et de chaos, où ce qui restait de rancitiMM société ne se débattait que pour se heurter contre la cohue des parvenus et des intriganla de la soeiétfr mm»velle.

Picard, a dit Arnault, y fit an paa danele'dkmiaiBEtfdB Molière. Nous acceptons l'éloge, malgré ce qu'il peuSsvair d'excessif, et nous y faisons de ploa eett» restaietion : Molière marchait sur le solide terraio daa vériléa hnoior^ telles ; Picard, au contraire, ne posait! le pied qne sur la sol mouvant des choses les plna éphémère» e6 taa phia mobiles ; Molière a survécu et Pleaiià a paa- à- pe* aMS^ bré. L*un est une lumière, l'autre aa fuli qu'un miniv; la lumière n'a rien perdu de vaw édati, lê miroiv i^tst terni, puis brisé. Mais, i^outoiB4a biaa) fiitai en iont bons.

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Les ciD(; actes de Médiocre ei Rampant oblinren un grand succès. II contribua, croyons-nous, à l'heureux départ de la troupe, qui, peu après, quitta la salle Louvois, où elle était à l'étroit, pour une installation plus digne sur la scène de l'ancien Théâtre-Français, aujourd'hui l'Odéon.

Elle en prit possession le 18 janvier 1798. Picard se contenta pendant quelque temps d'y être acteur. Le 28 novembre seulement, il y donna les trois actes en prose du Voyage interrompu^ pièce à couplets, dont le dernier fut bissé avec enthousiasme, le premier soir. Un mois juste après ce triomphe, Picard en eut un autre au théâtre Feydeau. Avec son infatigable ubiquité, il avait su, en effet, tout en passant sur la rive gauche, garder un pied sur la rive droite. Son opéra-comique en deux actes, les Comédiens ambulants, dont son collaborateur des Visi» tandines, Devienne, avait écrit la musique, y fut très applaudi.

Tout allait au mieux pour lui, quand le 18 mars 1799 le théâtre brûla. La troupe, sans asile, se dispersa. Quelques-uns qui s'étalent séparés de la Comédie-Française y retournèrent ; d'autres passèrent à la salle Louvois, dont Piis et Léger venaient de faire « le théâtre des Troubadours, » titre qui sent bien son temps ; quant au peu qui restait de la troupe incendiée. Picard toujours gai, toujours prêt, c d'une égalité d'humeur inaltérable, » comme Ta dit son collègue de TAcadémie, Roger, le rallia, l'encouragea, et, pour lui donner confiance, voulut bien, dût son travail en devenir écrasant, joindre à sa double tâche d'auteur et d'acteur, celle de directeur.

Oà camper? Telle fut la première question , la première difficulté. Picard n'en fut pas longtemps embarrassé : il traita avec H. Lenoir, directeur-propriétaire du théâtre de la Cité, qui lui loua sa salle pour les jours impairs, réservant les autres à sa propre troupe, et aux chevaux de Franeoni, qui venaient y faire des intermèdes.

Une grande pièce en vers n'était guère de mise dans ce milieu étrange, moitié théâtre, moitié cirque, c'est par là pourtant qu'il y débuta. Ses cinq actes en vers, V Entrée dans le Monde, y furent joués le 16 juin 1799» mais ne réussirent que médiocrement. La note satirique remarquée dans Médiocre et Rampant, y sembla poussée trop loin. Le public atteint jusqu'au vif dans la vérité trop vraie de ses mœurs, cria, et la critique fit chorus avec lai : «Le lieu de la pièce est presque un mauvais lieu,^ »

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dit Geoffroj. A qui la faute? répliqua fioard dant w prérace. A moi? qod, mail ft «i que j'ai >u, tant pis pour voQB ai je l'ai bit trop bien voir. Et dans cette m£me préracc. il prouia, par dea eiempiea, qu'il élalt , dam la piËce. reste, en effet, plutOt ea de{à qa'oa delfc de la

Sa pièce, entre nùm , n'était réellenHDt tombée que pour être trop viaie. Picard eo tenait une autre toute prête, celle dei Voiiiia, qu'il fit jouer moiiu d'un molt après. 11 ; avait mig tant de HAle, que panai lai couploti dont elle était pariemée, il en arait lalMé un, pria tout entier i Durrenij.

Son bail arec le Ihéilre de la Citd ne tint paa. Dès la fin da septembre il lui tallut cbercher une autre salle. Celle du Haraii, fondée rue Culture-Sai nie-Catherine, par Beau marchai!, se trouTa seule ditponible. 11 Qt marehé avec le propriélaire, mais pour un moii seulement.

Ce quartier lui semblait un eill, et il comptait sur quelque hasard qui te rapprocherait d'un centre plue virant, li avait préiu Juste. Le thélire Fe;deau, où l'on ne jouait plus que l'opéra-eoruique, en vivait assez mal. Picard proposa d'j donner des reprêientationa qui alterneraient avec la troupe chantante; on s'entendit, et te 1" DovenibTe 11 ; emmenait tout son monde, après un seul mois de campement au théïlre du Marais.

Comme entrée de jeu, il donna l'une de eea pièces tes pins amuianlei, le Collatéral. Malheureusement quelques jours après, on tomba en plein coup d'Ëtal. Bonaparte venait de dire la Révolution du 18 brumaire, qui en consolidant et haussant sa fortune, ruinait celle de bien des gens et de bien des choses. Le thè&tre Kejdeau eut sa part du sinistre. Il terma au mois de février suivant. Picard, encore une fols mus refuge, Ot une tournée en Rormandie avec ea troupe. Joua ï Rouen, eut du succès et n'en revint qu'après avoir fêté Corneille. Lorsqu'il fut de retour au mois d'août, Fejdeau venait de rouvrir. Vile il j redemanda ses Jours de représentation d'auirefois, les obtint et préluda, pendant la quinzaine qui suivit, par une nouvelle comédie en cinq actes en prose, '" Troti Mari$.

Elle réussit, mais non sans quelques attaques de la p surtout des critiques. Us lui reprochèrent de faire ti mouvoir sa pièce, — où, par ezeuiple. Il n'avait | craint de mettre en acène une tireuse de cartes que ol enn reconnut — dans un monde k peine avouaLle, di

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