‹ Théatre choisiChapitre 26 sur 471 · XXVI NOTICE · texte numérisé non relu

XXVI NOTICE

notre théâtre ; maisJ^pjiblLa passé sur VAmbitietix et V Indiscrète f tragi-comédie en cinq actes, en vers, ' précédée d'un profogue (1737), sur la Belle orgueilleuse, ou VEnfant gâté, comédie en un acte, en vers (1741), sur ÏAmour usé, ou le Vindicatif généreux (même année), sur le Trésor caché , cinq actes, en prose (1745), sur la Force du naturel^ cinq actes, en vers (1750). J'en passe, et ce ne sont pas des meilleures. L'oubli de ce qui n'a pas survécu est peut-être encore un respect dû au talent dont il couvre les défaillances. I Dès 1744, Destouches s'était retiré à sa terre dé Fortoiseau. 11 y prépara^ l'édition complète de ses comédies, jqui parut en 1745. C'était son testament dliomme de théâtre. Il léguait, à qui les voudrait prendre, ses pièces représentées et ses pièces inédites. Quant à lui, l'évolution de son œuvre profane était terminée. Il avait commencé par la poésie religieuse, il finit par la controverse orthodoxe. Comme la Bruyère avait donné, pour conclusion à son livre des Caractères^ cette admirable « Comédie humaine, » un éloquent témoignage rendu à la grandeur de Dieu en face des petitesses de l'homme. Destouches donnait, pour conclusion à son théâtre, les vérités de la foi glorifiées en face de l'incrédulité. Il s'était fait une chaire de conférences dans le Mercure galant^ pour y attaquer, de plus près, le scep- /ticisme mondain. Il le discutait avec la dialectique^ il lui renvoyait le ridicule avec l'épigramme. On a compté ' huit cents de ces épigrammes lancées contre l'ennemi qu'il harcelait sans relâche. Traits perdus, comme tous ceux qui restent sur le terrain de la bataille; mais ( qu'importe? Lorsque la mort vint à lui, elle trouva le soldat chrétien sans peur, et fier de tomber à son poste de combat.

Destouches avait soixante-quatorze ans.

On n'érigeait pas alors de statues aux célébrités littéraires qui s'en allaient, on ne sollicitait pas pour leur élever dos tombeaux la souscription avare ; mais Destouches eut un monument digne de lui.« Quelques années après sa mort — dit Dalembert — le feu roi, pour récompenser dans sa famille ses travaux et ses vertus, voulut bien accorder à ses enfants la grâce, alors très distinguée, et devenue depuis trop commune, de faire imprimer au Louvre les œuvres de leur père. »

Ce fut la grande édition in-4° de 1754.

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