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CLÉON, CIDALISE, LE MARQUIS

LE MARQUIS

Bonsoir, Cléon. J'accours pour le féliciter. Ton oncle vient, dit-on, de te déshériter. L'oncle, le jeu, l'amour, la table, les largesses. Te sauvent pour jamais l'embarras des richesses. [ Comme un sage de Grèce, en méprisant le bien, Te voilà vraiment libre, et vis-à-vis de rien. Parbleu ! j'en suis ravi ; môme sort nous ras-

[semble, Mon cher, et nous allons philosopher ensemble.

CLÉON, d'un ton de colère.

Viens-tu pour m'insulter ?

LE MARQUIS

Non, Cléon, sur ma foi.

Un revers t'a rendu tout aussi gueux que moi ; Mais ne t'afflige point, mon ami, je t'en prie. Et je vais t'enseigner à vivre d'industrie. Tu nous prêtais. Ton tour est venu d'emprunter.

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