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ACTE II, SCÈNE VIK

sien; qu'elle ne peut avoir que de tristes moments avec vous ; que monsieur peut lui en faire passer de fort agréables. Est-ce moi qui lui fais seiitir tout cela?

LISIHON.

La coquine va dire encore que c'est la nature !

NÉRTNE.

Elle-même : quand elle parle, il faut obéir. Oh! elle a de grandes influences sur les filles de son âge. Je sais ce que c'est, j'y ai passé.

LISIMON.

Mais, si je crois tout ce que Ton me dit, mademoiselle, mon fils ne m'a point imposé du tout, et vous êtes assez folle pour l'aimer?

JULTE.

Je ne dis pas cela. Mais, si les grands biens que je dois avoir de mon oncle vous tentent jusqu'à vouloir qu'ils ne sortent pas de votre famille, j aime mieux les partager avec lui qu'avec vous.

NÉRINE

Eh bien I tenez, c'est encore la nature qui parle ! Direz- vous qu'elle a tort?

LISIMON.

Oui! Oh, palsambleu ! mademoiselle, je sais le moyen de vous punir de l'affront que vous me faites, et de vous faire repentir de votre mauvais choix.

JULIB.

Quelle punition voulez-vous donc m'imposer?

LISIMON.

Elle sera plus grande que vous ne le croyez. Je vous condamne à devenir la femme de ce gentilhomme-là [montrant Valère] , et à l'épOUSCr dès

demain. C'est à lui que votre oncle vous destinait, si je le jugeais à propos.

JULIE, à Nérine.

Ah ! Me voilà perdue !

VALÈRE

Je triomphe.

NÉRINE

Bon ! Ne voyez-vous pas que monsieur se moque de nous?

JULIE

11 est vrai qu'il n'est pas homme à me témoigner tant de complaisance.

86 l'obstacle imprévu.

Gela est très sérieux. Je vous devine mieux que vous ne pensez ; vous voulez gagner du temps en nous amusant l*un et l'autre; mais vous n'avez que deux partis à prendre : ou d'être demain ma femme, ou d'être demain ma belle-fille. Je vous donne le bonjour.

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