‹ Théatre choisiChapitre 95 sur 471 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

VALÉRE, NÉRINE, PASQUIN

PÂSQUIN, »e mettant entre eux deux.

Ah ! je vous y attrape, Monsieur mon maîtrfiî

NÉRINE

Que veux-tu dire?

PASQUIN

Ce que je veux dire, double scélérate? Je ne sais qui me tient que je ne t'étrangle ! Vous n*étiez donc pas sur le point de vous rendre, et je n'ai pas entendu les articles de la capitulation? Ahl coquine, détendre si mal une place où réside mon honneur?

Es-tu devenu fou?

PASQUIN

Avez-vous le diable au corps, vous? Morbleal Monsieur, vous êtes mon maître; mais, sur le fait de ma femme, je n'entends point de raillerie 1

NÉRINE

En vérité, mon mari, vous êtes bien sot.

PASQUIN

Si je ne le suis pas, je viens de l'échapper belle. Comment, Madame la coquine, vous mettez mon front à l'enchère, et vous m'en donnez pour trente pistoles ?

VALÈRE

Savez-vous, maître fat, que je ne suis pas en train de plaisanter?

PASQUIN

Savez-vous que je ne suis pas en train, moi, d'être de la confrérie? Et, quand vous seriez mon propre père, je ne le souffrirais pas I Je vous connais : vous ne donnez pas trente pistoles à ma femme pour enfiler des perles I — Tiens, Nérine, ne me refuse pas la faveur que je te demande..., — Ah ! Monsieur, vous me faites rougir ; mail tous

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